Vivre avec soi même

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Ça n’est pas facile. Se voir chaque jour dans la glace et aimer ce qu’on y voit, aimer ce corps qu’on nous a donné n’est pas forcément évident de prime abord et pourtant c’est faisable je vous assure. Accepter ces seins trop petits, trop gros aussi, accepter d’être petit, grand, maigre, mince ou avec des formes, aimer nos cheveux raides, frisés, longs ou courts, pas assez blonds ou bruns, accepter cette peau blanche ou bronzée, ce grain de beauté, ces tâches de rousseur, ces pieds bizarres, ces jambes pas assez musclées à notre goût, ce ventre peut être un peu rond… Bref vous voyez très bien le tableau…
S’accepter et s’aimer soi même est une des premières choses que l’on doit essayer le plus possible de vivre car quand on est bien avec soi, dans nos pompes, dans notre corps et qu’on aime ce qu’on voit dans le miroir, les autres le ressentiront et la vie sera plus agréable. Certaines (car oui la majorité de mon lectorat est féminin) qui me connaissent IRL vont dire que je peux l’ouvrir avec le corps que j’ai… Mouai elle est facile celle là, oui je fais 1,70m pour 55/56/57 kg environ, en fait je ne connais pas mon poids je vis sans balance et je le vis parfaitement bien et en plus j’ai des petits seins mais je les aime et mes ex aussi d’ailleurs :) Je n’aime pas certaines parties de mon corps comme tout le monde mais ce ne sont que des détails sur lesquels je ne veux pas m’attarder. J’aime mon corps et je m’aime et on me le rend bien mais ce n’est pas parce que je suis mince que j’ai tout ce que j’aimerais avoir dans ma vie, c’est une fausse croyance, être mince n’apporte pas tout je vous le garantis. Et je n’ai pas toujours aimé ce corps, loin de là. Quand tu es petite et boulotte tu as des réflexions méchantes de la part de tes camarades d’école… Et bien figure toi que c’est pareil quand tu es maigre mais après tout, critiquer le corps des autres et ses défauts permet de focaliser l’attention de notre entourage sur l’autre et pas sur nous même… J’ai été maigre, ce fut difficile à vivre, on ne voyait que mes os et pourtant j’avais un sacré coup de fourchette (que j’ai gardé d’ailleurs :) ). J’ai vieilli, grandi et accepté le corps que j’ai, je l’ai musclé en faisant du sport en salle puis en me mettant au running. J’ai pris pas loin de 5/6kgs et je me sens bien. Je ne me focalise pas sur mon poids, sur mon bidou, sur mes jambes ou mes orteils et surtout pas sur mon nombril, je préfère lever la tête et voir les autres avec leurs qualités, leurs défauts et leur beauté. J’aime la jeune femme que je vois chaque matin dans la glace même avec des cernes, j’aime celle que je suis, j’aime le corps que j’ai car il me plait et il plait aux hommes qui me plaisent…

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Le célibat m’a permis à mieux me connaître et à mieux vivre avec moi, d’accepter celle que je suis avec mon caractère, mes forces et faiblesses et j’ai compris que je valais autant qu’une fille plus blonde, plus ronde, plus musclée… et que je méritais d’être heureuse, et j’ai compris il y a un moment maintenant qu’on ne pouvait pas plaire à tout le monde et que c’était futile de vouloir y arriver, je me plais en premier lieu et c’est bien le plus important, ça n’a pas été évident mais j’y suis arrivée et j’en suis très fière et franchement ça n’est pas aussi difficile que ça. Je sais que je n’ai pas envie de vivre en voulant changer ce qui ne peut être changé… J’ai autre chose à faire de ma vie que de passer mon temps à me trouver un défaut, un nouveau complexe qui m’occuperait quand je m’ennuie… Avant de vivre avec mon homme et être heureuse à deux, j’ai appris à être heureuse avec moi même et à sourire à cette jeune femme que je vois chaque matin dans le miroir de ma salle de bains…

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Recommencer encore et encore, renaître et mourir un peu…

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L’amour c’est un peu ça. Une naissance quand on rencontre l’autre et une petite mort quand on s’en sépare. C’est un éternel recommencement et même quand on dit haut et fort que jamais on nous y reprendra, il y a toujours une personne qui nous fait changer d’avis et nous fait renaître pour une vie (petite ou longue) à deux. Quand l’autre part il laisse un vide qu’on cherche à combler comme on peut, on apprend à vivre de nouveau sans l’autre, à revivre seule avec un téléphone désormais silencieux, et on reprend notre petite route. Et un jour, un autre, encore un, débarque et bouleverse tout, il ravive nos envies, nos croyances, nos espoirs mais nos peurs reviennent aussi, nos craintes et angoisses également… Et on doit jongler avec cet afflux d’émotions qu’on avait oubliées et enfouies très loin…
Lors d’une nouvelle rencontre, je suis toujours un peu perdue et un peu pile électrique aussi. À chaque nouvel homme débarquant dans ma vie, je tente de lui faire une petite place dans ma vie de célibataire en passe de ne plus l’être. J’apprends à le connaître, à m’habituer à lui, à sa façon d’être, je suis curieuse, je découvre son univers, son antre, ses habitudes, et j’apprends de nouveau à faire confiance ce qui n’est pas forcément facile. Peu importe la façon dont on rencontre l’autre, en soirée ou via internet, la confiance s’apprend au fur et à mesure, l’autre saura nous mettre à l’aise, saura faire tomber les barrières qu’on a érigées pour nous protéger et éviter toute chute qui comme d’habitude fera mal à notre cœur. Je lui laisse sa chance, je l’écoute, le regarde sourire et tente l’aventure et je me dis que si je ne lui fais pas un peu confiance, je n’irais nulle part avec lui et que je me dois de vivre cette histoire naissante, peu importe qu’elle soit longue ou courte, je me dis qu’il vaut mieux profiter et ne pas regretter. Je ne sais pas de quoi demain sera fait, ça peut continuer comme s’arrêter alors autant vivre. J’apprends à être moi même car je ne peux être plus sincère et honnête qu’en étant juste moi avec mes quelques défauts et mes nombreuses qualités :) et on ne pourra pas me reprocher d’être moi.

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Mais parfois l’histoire se stoppe de façon brutale ou pas. Et ça fait mal, parfois plus que la précédente, et notre cœur se retrouve brisé en mille morceaux, encore. Et on se demande pourquoi, on pleure, on ne comprend pas, on doute, on s’interroge et fatalement on va se dire : pourquoi ça m’arrive encore, pourquoi moi… Pour moi chaque rupture est comme une petite mort, la mort d’une partie de mon cœur, la mort d’une partie infime de moi qui s’était investie dans ce début d’histoire. Je dois faire le deuil de ses sentiments qui naissaient, de cet homme avec qui je ne suis plus, de ce qu’il représentait pour moi et de l’image que j’avais de ce couple qui n’existe plus, apprendre à tourner la page et continuer pour renaître avec un autre un jour. Faire le deuil de une histoire est difficile car on doit accepter qu’encore une fois ça n’a pas marché, mais une fois la page tournée on se rend disponible pour un autre qui nous conviendra peut être mieux. Je reprends mes habitudes de ma vie de célibataire, de ma vie d’avant Lui car même si je lui avais fait une place je ne vivais pas selon ses désirs, je n’étais pas dépendante de lui (conseil : ne jamais le devenir au risque de se perdre soi même) je réussissais plutôt bien ma vie avant sa venue, il n’y a donc pas de raisons que ça ne soit pas pareil maintenant. Bien sûr il va me manquer et la tristesse me tient compagnie régulièrement, et parfois je me demande si ça vaut le coup de recommencer encore et encore, je doute qu’une rencontre arrive de nouveau, parfois je ne suis pas aussi prête que je le crois et puis un matin, on ne pense plus à l’autre et c’est le début d’une nouvelle étape. Et le cycle reprendra de nouveau même si je n’en voulais pas, un homme arrivera par surprise et sans m’en rendre compte je quitterais mon célibat pour assister à la naissance d’un nouveau couple, et je débuterais une histoire qui aura une fin… Ou pas :)

Quand le plaisir vire à l’excès et au m’as tu vu !

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C’est ce qui ressort quand je lis mon fil d’actualités sur Twitter. Et je sais qu’avec cet article je ne vais pas me faire des amis, certains vont dire que je n’ai pas l’esprit ouvert et que je ne comprends pas (soit, si c’est ce que vous pensez libre à vous), d’autres vont affirmer que c’est réfléchi et qu’ils vont très bien, d’autres encore vont nier et ne pas se sentir concernés, il n’empêche que pour moi l’excès est partout, entre autre avec le running.
Je me suis mise à cette activité il y a quelques années parce que ça me permettait de prendre l’air, que c’était accessible financièrement une fois la tenue du runneur achetée et de temps à autre je me disais qu’après tout s’inscrire à une petite course ça pouvait être sympa histoire de voir ce que je valais. Et je suis fière de ce que j’ai vu mais j’arrive à saturation, quelques courses dans l’année c’est grandement suffisant et encore… Ça ne m’intéresse plus en fait. J’ai donc décidé que le 20km de Paris serait ma dernière course où je vais accompagner une copine . Plus envie de courir au milieu de gens qui ne font ça que pour battre leur RP et prouver aux autres ce qu’ils valent sur la toile… et où pour moi le plaisir n’existe plus car il a viré à l’excès. Je ne cours pas pour des chrono (je ne l’ai jamais fait d’ailleurs), je ne cours pas pour me prouver que je peux être plus rapide que la copine ou pour prouver aux autres ce dont je suis capable, je ne cherche l’approbation et les félicitations de personne, je cherche juste à me faire plaisir sans excès… Je sais ce que je vaux sur des courses et j’en suis fière, je m’étais fixée des petits challenges sans prétention pour voir mes limites et ça fait, je peux abandonner les courses sans regrets mais pas pour autant le running !!

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Depuis de long mois je vois les gens s’inscrire à des semi marathons ou carrément des marathons et pour certains plusieurs inscriptions à l’année (il paraît que le corps ne peut supporter plus de 4/5 marathons par an, certains en font constamment en soutenant que leur corps tiens bon alors pourquoi s’arrêter… mouai on en reparle dans quelques années hein !). En plus des nombreuses inscriptions (ce qui à un certain coût il faut le reconnaître) il y aussi l’affichage des chronos battus ou pas (et dans ce cas là leur frustration) lors des courses ou lors des entraînements, leur records personnels battus ou pas (et donc encore frustration et entraînement à outrance pour s’améliorer encore et prouver aux autres qu’ils vont y arriver…), leurs entraînements et les km parcourus… et parfois tout en étant blessés et dans ces cas là je ne vois pas où se trouve le plaisir si on met à mal son corps mais ça n’engage que moi. Pour moi, le plaisir ne doit pas devenir un excès et être associé à une quelconque dépendance mais ce n’est que mon avis mais j’avoue que de ne pas écouter son corps quand il dit stop ça me dépasse. Je sais que le sport fait du bien au corps et à l’esprit, moi même courir me vide la tête, mais je ne le fais pas à outrance et donc ne pas courir tous les 4 matins ne me manque pas… Je sais que je déteste être dépendante de quoi que se soit et le sport en fait partie alors le plaisir avant tout… J’ai parfois le sentiment que l’on fait un marathon parce que c’est tendance, parce que si tu ne fais pas de marathon tu n’es pas intéressant, tu n’es pas un vrai runneur, un vrai passionné, et que tu as envie de faire comme tout le monde pour toi aussi dire haut et fort : je suis un finisher. Ceux qui finissent un marathon m’épatent je n’en serais pas capable mais ceux qui m’épatent vraiment sont ceux qui se fixent cette épreuve comme un but parmi tant d’autres sans que ça soit un but en soi ni leur projet de vie et qui ont une véritable envie : celle de se dépasser pour eux et pas pour épater les autres, et surtout pas pour faire comme les autres parce que ça fait bien à la machine à café et qu’ils se sentent pris au sérieux… La nouvelle tendance depuis quelques semaines c’est de participer à des trails… Bon pourquoi pas, après tout courir en pleine nature est sûrement plus sympa que sur le bitume. Et le trail est un des rares sports où le chrono n’a pas autant sa place et où le fait de courir en pleine nature juste pour le plaisir du paysage et de la proximité avec son environnement priment, et j’aime bien ce concept… mais je n’en ferais pas pour autant :) Moi je me contente du Mud Day !
Bien sur ce sentiment n’engage que moi, mais je commence à être dégoûtée par cet univers où la compétition prend le pas sur le plaisir, ou le m’as tu vu et l’opinion des autres comptent plus que son propre plaisir, et où l’étalage de ses performances est constamment affiché. Pour moi le running ce n’est pas cet univers ni cet esprit. On court pour soi avant tout et pas pour avoir l’approbation des autres…

Célibat, couple, y en a t il un meilleur que l’autre à vivre ?

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Etre célibataire, faut avouer que parfois ça te fait chier. Célibataire, les réflexions de tes potes et des gens en couple te prennent la tête comme jamais : pourquoi t’es célibataire je ne comprends pas, quand nous présentes tu un mec, peut être que tu ne sors pas assez ? Et sinon des questions un peu rébarbatives et qui ne servent à rien tu en as combien dans le chapeau ? Et je ne vous parle pas des "t’en fais pas, ça va t’arriver un jour, tu vas rencontrer quelqu’un…" Comme si ça faisait avancer les choses mais bon ça part de bons sentiments alors on dit merci. Apparemment dans la vie faut que tu sois en couple, comme tout le monde, sauf que ce n’est pas si simple et est ce même nécessaire ?! Après tout être célibataire ça a peut être plus d’avantages que d’être en couple ? Je m’interroge sérieusement sur cette question en tout cas. Le célibat c’est mon vieux jean confortable, est ce que parfois j’aime le quitter ? Bien sur que oui ! Est ce que j’aime le retrouver ? Pas forcément mais très souvent je ne choisis pas. Et je me réhabitue vite, le moral en prend un coup comme toujours, mes espoirs sont déchus de nouveau mais je suis tellement habituée à être avec moi que je glisse dans ma vie sans difficultés et que comme à chaque fois je continue ma route seule.
Et en couple, monsieur fait partie de ta vie et parfois il te prend la tête pour des broutilles. Début d’histoire, monsieur ne répond pas assez vite à tes sms et tu fais déjà ta chieuse. Puis la routine va s’installer, les petits défauts vont apparaître et parfois les disputes. Puis l’un va prendre l’ascendant sur l’autre (et parfois c’est dès le début) et on aura beau me dire que non ce n’est pas le cas dans tous les couples je reste persuadée que si, l’un des deux est toujours plus à fond que l’autre, toujours… En couple, tu en arriverais presque à regretter ton célibat qui t’apprend à être indépendant, à te débrouiller par tes propres moyens et à avancer dans la vie en ayant confiance en toi, car cette confiance tu ne la trouves qu’en toi, et même si un homme te donne confiance en toi, c’est à toi au départ que le mérite en revient. Dès que tu rencontres quelqu’un, tout est chamboulé, tu ne vas pas changer toute ta vie par rapport à l’autre mais automatiquement il va faire partie de tes projets et tu vas te débrouiller pour agencer ton emploi du temps entre ton mec, tes potes et ta vie. Pas simple de remettre en question ses habitudes de vie à l’arrivée de l’autre. Pas simple de bouleverser sa vie et pourtant c’est si facile. On ne veut pas laisser les copines de côté et pourtant on le fait toutes au début, car entre ce qu’on dit quand on est célibataire et ce qu’on fait une fois en couple, il y a une grosse différence.
Et je me demande ce que je préfère en fait.

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Être célibataire c’est mon quotidien, je ne le vis pas toujours très bien surtout aux périodes de rupture où quand j’ai des problèmes personnels que je dois gérer seule sans personne contre qui me blottir les soirs de doutes, mais parfois ça me va bien. Je suis habituée, je vis ma vie à mon rythme et avance et je suis fière du chemin parcouru… Mais est ce suffisant ? J’en sais rien ! Puis il y a le couple. Le couple ça m’effraie, m’habituer à l’autre, espérer lui plaire, espérer être dans sa vie un long moment, vouloir être présente sans être étouffante, être moi à 100%, me laisser porter et profiter… et découvrir l’inconnu à deux. Est ce que j’aime ça ? Au final j’en sais rien, j’aime être avec quelqu’un je le sais, je sais que je donne beaucoup à chaque fois et que je n’ai pas toujours la pareille, j’aime savoir que quelqu’un pense à moi mais suis je sereine à chaque fois ? Aucunement et je vous vois venir vous allez me dire que c’est parce que je n’ai pas rencontré le bon. Et je m’en fous. On peut rencontrer des personnes qui nous font du bien sans que que se soit les bonnes, doit on automatiquement rencontrer et vivre avec la bonne personne ? Ne pouvons nous pas juste vivre différentes histoires et avoir plusieurs bonnes personnes selon nos moments de vie ? Je pense que si.
Célibataire je vis ma vie. En couple je profite de chaque moment car ça ne dure jamais longtemps. Ai je une préférence pour l’un ou l’autre ? Non car chaque moment vécu avec moi même ou avec un autre m’apprend quelque chose. En tout cas être en couple n’est obligatoire en rien, car on n’a pas à rentrer dans le moule que la société nous impose et je ne pense pas que le célibat soit meilleur à vivre que le couple, ce sont juste deux expériences différentes et il faut profiter de chacune. Et si un jour je devrais choisir entre l’un ou l’autre je ne sais vraiment pas ce que je choisirais car je me demande toujours si l’amour c’est vraiment pour moi. Le doute m’habite.

Pop In The City – Utrecht

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Le Week end dernier, avec ma comparse de toujours, ma petite @Koxinell, nous avons participé à un raid urbain féminin, Pop In The City, dans une ville de 300 000 habitants des Pays Bas : Utrecht. Ville magnifique entre parenthèses, petites maisons en pierres apparentes de toutes les couleurs, ville cerclée de magnifiques petits canaux, rues envahies de gang de vélos et des habitants super sympas et bilingues anglais ce qui je vous l’assure était une bonne chose :)
Pop In The City réunit à peu près 225 équipes de 2 femmes lors d’un raid urbain du style Pékin Express. Nous avons une journée pour résoudre des petites énigmes qui nous emmènent dans toute la ville pour réussir au minimum 5 challenges de catégories différentes telles que : art, culture, solidarité, sport et extrême. Après le début de la course, nous avons eu une énigme à résoudre pour pouvoir obtenir notre roadnook et nous lancer dans ce raid. Comme dans Pékin Express, nous avions le droit de faire appel à la générosité des habitants pour nous véhiculer, mais comme on se suffit à nous mêmes nous avons tout fait à pied soit pas loin de 18km ! Au programme des activités relevées haut la main : du stand-up paddle (j’ai adoré ce sport nautique tranquille mais qui fait bosser tous les muscles du corps), de la descente en rappel du haut d’un château d’eau, du tricot, de la "pêche", du skateboard, de l’escalade, des œuvres d’art à réaliser en carton plume, de la cuisine, de la musique… Bref une journée bien remplie où on a réussit 11 challenges parce que nous on ne fait rien à moitié et qu’on est trop fortes :) La journée se termine ensuite sur une soirée où toutes les participantes sont réunies autour d’un buffet dînatoire.

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Cette journée nous l’avons vécu à la cool, même si on a couru pour rejoindre les divers challenges éparpillés dans la ville, on voulait profiter, s’amuser, rire et partager une aventure ensemble, ce qu’on a fait.
Par contre on doit reconnaître que les frais d’inscriptions sont quelque peu élevés pour ce que c’est : 200€. Alors je conçois très bien que c’est une très grosse préparation en amont, trouver les lieux pour les challenges, avoir l’accord de la ville, réserver un lieu assez grand pour réunir plus de 400 participantes + les bénévoles et les sponsors… Mais il n’en reste pas moins qu’on a trouvé ça cher. Et l’autre bémol est le comportement de certaines participantes, pour mon amie et moi et certaines autres c’était notre première participation et on s’attendait à ce que ça soit une ambiance fun, légère, drôle et sympa comme le sont les organisatrices. Sauf que non, on avait oublié que nous étions dans un monde de nanas, et certaines se comportaient comme de vraies pétasses et elles étaient là pour la gagne à choper des infos chez les autres et à n’aider personne, et à ne parler à personnes d’autre que leur copine le soir entre autre. Et ce comportement gâche quelque peu la journée car le principe est avant tout de s’amuser mais hélas pour certaines ce côté léger de la course n’a jamais été présent… Ça reste néanmoins un truc sympa à faire avec la bonne amie surtout et ça permet de visiter une ville qui nous est inconnue et j’ai adoré aller à Utrecht et malgré les pétasses présentes, j’ai passe une excellente journée et un super week end car j’étais avec la bonne personne qui s’est surpassée et je suis hyper fière d’elle :) et je trouve que c’est une belle conclusion car avant tout Pop In ça reste une aventure humaine entre copines :)

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La séduction : un challenge ?

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C’est à se demander si tout compte fait vouloir rencontrer un mec ne relève pas du challenge ? Dans la vie de tous les jours, tout le monde court à droite et à gauche, à peine le temps de lever le nez de nos tracas quotidiens, de voir les copines, de faire du sport et de faire toutes les tâches ménagères qui nous attendent bien sagement à la maison… On n’a le temps de rien faire alors rencontrer quelqu’un quand on est jeune trentenaire dynamique et actif c’est pas forcément simple, les occasions ne sont pas si nombreuses que ça, elles ne sont même pas nombreuses d’ailleurs !! Et quand on a mon âge, on se rend compte que les mecs trentenaires sont très sollicités et pas seulement par des nanas trentenaires. En plus d’essayer de plaire à un mec, j’en arrive à avoir comme rivales des petites pépettes de 25 piges car bon être avec une jeune quand même, ça fait bien auprès des potes. Sinon quand ce ne sont pas les pépettes ce sont les cougars… Bah oui elles sont épanouies, ont de l’expérience et forcément mes petites cibles à moi bah ça peut les intéresser ! Mais du coup moi la dedans, je suis entre les deux, et je suis quoi ? Je dois faire quoi ? Ok j’ai moins d’expériences que ma petite cougar mais j’en ai toujours plus que la pepette, et je suis pas encore défraîchie ! Déjà que je suis pas une pro de la séduction, loin de là, mais si en plus je ne trouve plus ma place et ai cette vague impression de devoir engager un combat je suis pas prête d’y arriver. Et pourtant ce combat je le fais à chaque rencontre je n’en avais juste pas conscience !

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Sur les sites de rencontres c’est à peu près le même combat. Soyons honnêtes avec nous même, quand un mec vient te parler et inversement, l’un comme l’autre n’allons pas devenir exclusif avant même qu’il se passe quelque chose. Et soyons réalistes, lors d’une première rencontre, à moins que dès le début, il soit défini entre les 2 personnes que c’est sérieux, en général, enfin parfois, tu vas attendre 2/3 rendez vous pour savoir si tu te sens bien avec le potentiel futur ou pas. Il peut même arriver que tu rencontres d’autres personnes parce qu’après tout c’est déjà pas facile de rencontrer du monde alors si en plus tu devais te fermer à d’autres rencontres qui potentiellement te conviendraient mieux ça serait dommage. Mais en aucun cas il ne faut jouer sur deux tableaux trop longtemps juste par respect de l’autre et on se doit de rester honnête avec l’autre. Mais fatalement, moi comme le mec, on peut se retrouver éliminer parce que l’autre aura ce petit plus qu’on n’a pas… C’est hélas comme ça que ça se passe. Les rencontres via les sites internet font que tu es quasiment à chaque fois en lice contre une autre et chacune "combat" avec ses armes. Séduire devient un combat tout compte fait parce qu’on va vouloir mettre toutes les chances de notre côté pour séduire celui qui nous plait. Moi la première. Même si parfois j’étais outsider et que ça s’est vérifié, et que je n’ai pas eu l’homme que je voulais, je me dis que la prochaine fois sera sûrement différente. Et j’aurais ce petit plus qui changera beaucoup de choses dans ma vie amoureuse. Je le sais et c’est déjà un bon point.

On dit beaucoup de choses

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Est ce pour autant qu’on fait ce qu’on dit ? Oh non ça se saurait si c’était le cas. Je dis beaucoup de choses, certaines choses je les suis comme un précepte je n’y déroge pas, quant aux autres j’essaie de les suivre autant que possible mais ce n’est pas toujours aussi facile que ça.
Je vais promettre (et on est toutes pareil là dessus) que jamais l’homme passera avant les copines car je sais qu’elles resteront mais lui, j’ai un doute… et pourtant parfois voire souvent, il passera avant elles et j’aurais du mal à le reconnaître, mais bon en même temps si je n’accorde pas de temps à cet homme, comment évoluera la relation ? Trouver le juste milieu est difficile mais reconnaître qu’on fait l’inverse de ce qu’on soutient mordicus est beaucoup plus difficile.
Il y a aussi l’histoire de cet homme qu’on rencontre, on craque mais on jure nos grands dieux que non il n’a pas autant de place dans notre vie que le disent nos copines (alors qu’elles ont raison, c’est le truc des copines ça elles ont souvent raison)… et parce qu’admettre qu’on pense autant à cet homme nous fait peur car sommes nous prêtes pour ça ?
Cette impression de tout maîtriser surtout nos sentiments est incroyablement présente à chaque début de relation quand on sort des phrases du genre : t’en fais pas copine, je gère, je me protège… alors qu’on sait pertinemment au fond de nous qu’il n’en est rien car si il y a une chose qui ne se contrôle pas se sont bien les sentiments.
On va dire bien haut et fort que le célibat, c’est comme un bon vieux pyjama en pilou pilou ou ce bon vieux jean qu’on a du mal à quitter pour un truc neuf et pas encore très confortable, et qu’on est très bien comme ça dans notre vie. Trêve de blabla, il faut reconnaître que parfois ce vieux jean il nous emmerde pas mal à traîner partout, on va l’enfiler par habitude mais tout le monde sait que les habitudes ça ne demande qu’à être changé, et je ne demande que ça. Et puis bon essayer un nouveau jean de temps en temps ça ne fait pas de mal hein :) (enfin pas trop normalement)

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Puis on va faire une nouvelle rencontre, encore une, on va se dire allez on y va, on profite et on verra ce que ça donne avec le temps car ne rien définir ça a quand même du bon, même si cette relation est juste légère pour le moment alors qu’on avait affirmé que non plus jamais on irait dans une histoire pas sérieuse, du moins pas définie comme telle dès le départ. Mais depuis quand une rencontre avec un homme doit être établie comme sérieuse, réfléchie, intellectualisée ? On a tous envie de vivre une belle histoire mais peut être que l’on passerait à côté de belles personnes à ne pas laisser leur chance à ces mecs rangés dans la catégorie "pas sérieux pour x raisons". Après tout certains histoires légères donnent lieu à de belles histoires d’amour alors que l’histoire d’amour sérieuse et exclusive définie comme telle dès le départ peut entraîner à la haine et au désespoir…
On va dire aux copines qu’elles ont raison, toujours, et que oui on va les écouter, oui machin est vraiment pas gentil alors qu’on pense le contraire. Après tout c’est pas nos copines pour rien et leurs conseils sont toujours très judicieux, mais finalement on écoute que nous même. Les propos des amies sont mises dans un coin de notre tête et feront leur bonhomme de chemin tranquillement… ou pas. On en fait toujours à notre tête c’est comme ça parce qu’on veut vivre notre vie et nos expériences et que les copines parfois bah on préférerait qu’elles se taisent. Alors on se dit la prochaine fois je lui parle pas de ma nouvelle rencontre et au final on finit quand même par aborder le sujet… parce que c’est quand même nos copines.
On dit beaucoup de choses dans notre vie, moi plus que d’autres :) La seule chose qui m’importe c’est de rester en accord avec moi même… Et en amour une chose est certaine c’est que rien n’est établi d’avance, tout évolue, et la norme n’existe pas et je vous assure que je n’ai aucune envie de rentrer dans une norme juste pour plaire aux autres…

Pourquoi je cours en fait ?

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Voilà une question que l’on pose souvent aux runneurs et que nous même on se pose dès qu’on est sur une course. Ma copine @koxinell m’a donné une très bonne réponse, elle m’a dit que Ryan Gosling m’attendait sur la ligne d’arrivée, quelle meilleure motivation que celle ci franchement ? Bon par contre j’ai toujours pas trouvé la ligne d’arrivée où se trouvait Ryan donc bah je vais continuer hein :)
Trêve de plaisanterie, parfois je me demande pourquoi je vais me faire suer (dans tous les sens du terme) à avaler des kilomètres dans mon petit short tout coloré… Quand on démarre une course c’est toujours une question qu’on se pose, quand le réveil sonne on n’a pas envie de se lever, de s’habiller et de prendre le métro pour aller enfiler les kilomètres.
Mais j’y vais quand même car avant une course il n’y a rien de mieux que de retrouver les copines avant le départ, attendre dans le sas de départ en bougeant ses petites fesses sur de la musique de boîte de Night et partir courir sans pression, juste pour le fun…
Même si le fun on l’oublie vite ! Alors on avance car si on est là c’est pour se dépasser et surtout s’éclater faut pas se leurrer, et passer cette ligne d’arrivée fièrement, et parce que chaque course est un challenge, un dépassement de soi, on fait bouger notre petit corps, on fait partir les tracas, les prises de tête, le stress… Car avancer pas à pas vide la tête enfin la mienne :) et courir avec les copines y a rien de mieux franchement pour se motiver… Certaines courses sont là pour de justes causes comme Odyssea et là pas besoin d’une motivation supplémentaire pour prendre la ligne de départ et d’autres sont plus marketing comme celle de ce matin : la course de 10km exclusivement féminine We Own The Night organisée par Nike dans Paris. Alors en fait on devrait la rebaptiser We Own The Morning car oui partout en Europe cette course se fait de nuit sauf à Paris qui n’accorde pas les autorisations ! Je m’étais inscrite à cette course depuis un moment et j’étais très motivée pour faire leurs sessions d’entraînement dans des lieux insolites dans Paris. Sauf que ça n’était pas si simple que ça pour y participer. Nous étions 8000 inscrites et je me demande si Nike n’a pas été débordé par cet engouement… Bref je n’ai fait que 2 sessions d’entraînement sur 4 semaines quand d’autres les enchaînaient sans problème juste parce qu’elles faisaient de la pub gratuite pour la marque, comme si mes copines et moi ne faisions pas de pub sur les réseaux sociaux ? Injustice ? Pour moi oui ce qui fait que j’avais de moins en moins envie de faire cette course mais bon quand je m’inscris à une course à moins d’avoir une impossibilité pour la courir j’y vais, même si je ne suis pas motivée.

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J’y suis donc allée sans envie de chrono, sans envie de me surpasser, juste courir ces 10km, profiter et voir ça comme la sortie du dimanche avec des faux plats et quelques cotes qui me faisaient un bon entraînement. J’ai couru en suivant mon petit lapin et j’ai fini cette course sous l’heure. J’ai même fait un bon temps (56’39") et je me suis aperçue que les entraînements commençaient à porter ses fruits, car je me suis sentie pas trop mal bien que la chaleur m’ait donné du fil à retordre dans les derniers kilomètres… Au final ça dérouille les gambettes et ça fait du bien au moral je me sens plus légère :) Si je cours, ça n’est pas juste pour me maintenir en forme, c’est pour me prouver ce dont je suis capable, pour voir mes copines et partager avec elle un petit moment supplémentaire, me défouler, apprendre sur moi et sur mon mental, avancer et progresser et me prouver chaque jour que je peux y arriver… Et ça m’aide à avancer ailleurs sans que comprenne comment et tant que ça fonctionne je n’arrêterais pas !!

La roue tourne toujours

20140604-201429-72869853.jpgUne de mes amies m’a toujours répété que la roue tourne toujours un jour que ça soit dans un sens ou dans l’autre. Parfois j’ai le sentiment que la mienne reste bloquée, qu’elle stagne et ne me fait pas changer de route. Cette route avec le mur au bout, celui que je vois de loin, dont je devine les contours et dont je connais déjà les ravages qu’il va faire sur mon petit cœur… Pourtant je ne vais pas dévier et je vais continuer droit dans ce mur, avec parfois l’infime espoir de l’éviter. Et non je ne l’évite jamais je le percute de plein fouet et il fait mal, très mal même. Et mon cœur s’émiette encore un peu plus… mais je continue d’avancer avec mon cœur en morceaux qui parfois arrive à se reconstruire un peu, à se blinder, à se préparer au prochain choc. Et les murs se suivent et se ressemblent, bruns, masculins, au sourire ravageur et aux yeux pétillants qui cachent des mensonges, des peurs et des envies… Et je fonce encore et encore mais un jour ma roue va se mettre à tourner et me faire enfin comprendre que cette voie là ne me réussit pas et qu’il est temps que je pense à mon bonheur, et je changerais de direction et ces murs bâtis par ces hommes qui me font vibrer souvent sans que je m’y attende ne seront plus sur mon chemin car mes choix auront changé, enfin. Comment je crois encore en ce bonheur malgré les coups ?! Je ne sais pas j’y crois et j’espère, sinon à quoi bon continuer ! Mais la roue ne tournera pas que pour moi, elle tournera aussi pour celles qui me sont chères et qui méritent elles aussi d’éviter les murs et d’être amoureuses de celui qui les méritera (et je veillerais à ce qu’ils les méritent vous pouvez en être sûrs !).
Mais cette fameuse roue tournera aussi pour toutes ces personnes reines du mensonge, de la fausse flatterie, des sourires enjôleurs qui cachent ce qu’on ne veut surtout pas découvrir, elle tournera pour ceux qui ne se contentent pas de ce qu’ils ont et qui veulent encore plus, qui veulent la cerise sur le gâteau, la maîtresse ou l’amant qui pimentera leur vie, qui espèrent tout avoir sans le moindre effort et sans la moindre conséquence dans leur vie bien rangée… Ces personnes qui se fient des sentiments des autres, de leur bien être même s’ils font croire le contraire, ceux qui sourient en cachant bien des secrets inavouables, ceux qui n’osent admettre faire des erreurs… Pour toutes ces personnes la roue tournera, peut être parfois un peu tard à notre goût mais elle tournera !

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La roue tourne toujours, nos actes ont toujours des conséquences, le boomerang revient toujours et si on ne le voit pas arriver il peut faire très mal. J’espère que ma roue du bonheur un jour se mettra en branle car bordel je le mérite et je n’ai pas honte de le dire, que mon cerveau s’alarmera quand je prendrais la mauvaise voie et j’espère que la roue des regrets envahira le monde de certaines personnes, que la roue de la honte les frappera de plein fouet parce que ces gens qui nous font mal ce n’est que justice si un jour leur roue de la chance ne tourne plus. Est ce une vengeance que de vouloir qu’enfin ça ne soit pas toujours les mêmes qui trinquent ? Je ne pense pas.
Ce mur que je me prends constamment un jour je l’éviterais grâce à moi, à ce que j’aurais compris sur moi, à l’homme qui aura changé ma vie, qui m’aura fait comprendre que le bonheur et l’amour qu’il me porte sont mérités et que toutes les claques que je me suis prises seront rangées dans la partie oubliette de mon cœur… Oui la roue va tourner, en attendant moi je vais me reposer car je le mérite, et comme on m’a conseillé je vais essayer de vivre pour moi, d’arrêter de foncer dans le mur, de me comprendre et d’avancer le vent dans le dos ça me réussira mieux !

Guerre des sexes

20140601-224321-81801693.jpgJe ne sais pas si comme moi vous avez regardé M6 et Zone Interdite sur la guerre des sexes. Je vous la fais courte : les femmes assument leur sexualité, elles profitent de la compagnie de ces messieurs pour se faire plaisir et le revendiquent, et à être aussi indépendantes dans leur vie et leur sexualité, ces messieurs sont perdus, ne trouvent plus leur place, et se font balader et n’auraient pas leur mot à dire… Pauvres choux… Bah je suis pas d’accord. On est indépendantes oui, on assume notre sexualité aussi moi la première mais les gars vous avez toujours votre mot à dire :)
Les femmes suivies dans le reportage ont choisi de n’avoir que des plans culs pour certaines, à enchaîner les rencards pour d’autres en étant d’une exigeance rare, à utiliser les hommes comme des sextoys suite à une grosse déception amoureuse : divorce, infidélité, rupture… On a l’impression qu’elles se comportent avec les hommes par vengeance, qu’à enchaîner les histoires sans lendemain elles ne s’impliquent pas sentimentalement car elles ont peur de souffrir, et que s’investir non merci, très peu pour elles. Elles sont donc exigeantes, sévères et ne laissent la place à aucun sentiment. Je conçois qu’un plan cul fasse du bien au moral, nous redonne confiance en nous, pour en avoir eu je reconnais le bien que ça fait d’être désirée, mais l’image des trentenaires que les journalistes de M6 font passer ne me convient pas, je ne me reconnais absolument pas dans cette image de "femme-exigeante-tyran" !
Poser trop de critères, et être trop exigeante n’est pas une solution. On veut aimer, et ne pas souffrir mais c’est le cas pour tout le monde, homme ou femme. Je suis trentenaire, célibataire, bien dans mes pompes, indépendante et parfois, oui je m’envoie en l’air mais ce n’est pas pour ça que je vais diriger monsieur à la baguette qu’il soit mon mec ou mon amant… Il aura toujours son mot à dire. Oui j’aime qu’on réponde à mes messages, oui j’aime qu’on prenne soin de moi et qu’on soit attentionné mais est ce pour autant que je suis exigeante, compliquée et difficile dans mes choix et tyrannique ? Non. Que ces femmes veuillent se protéger après avoir trop souffert je le comprends j’essaie de le faire autant que possible, qu’elles veuillent profiter en attendant l’homme je le comprends aussi mais être à ce point insensible ? Je ne comprends pas il y a autre chose là dessous qu’une simple peur des sentiments…

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Quand je vois que les hommes sont présentés comme des victimes je ris. Je ne vais quand même pas plaindre un mec qui accepte en son âme et conscience de se faire diriger à la baguette par une nana, c’est leur problème. Si le mec veut être carpette et dire oui à tout sans broncher on n’y peut rien, alors c’est sûrement un manque de confiance etc mais si la relation lui convient je ne vais pas le plaindre non plus. Et il faut être conscient que dans n’importe qu’elle relation, le "risque" de s’attacher à l’autre existera toujours. Et alors quand je vois qu’un coach en séduction affirme devant son client que si monsieur est célibataire c’est qu’il a un problème là j’ai envie de le gifler et en plus il affirme que mentir sur certaines parties de sa personnalité c’est le jeu c’est encore pire !! Bref vous l’aurez compris je ne me sens pas concernée du tout par ce reportage qui pourtant suivait des femmes de ma génération, des trentenaires célibataires.
Je ne suis pas experte, mais ce que je sais et ce que j’ai compris avec mes histoires et les quelques gifles que j’ai pu prendre, c’est qu’à trop chercher on ne trouve rien, que laisser faire les choses et vivre c’est dur mais c’est ce qui nous construit, que la vie c’est prendre des risques, c’est parfois souffrir mais avant ça on aura aimé et on s’en relève toujours. Et le prochain homme qui partagera quelques mois de ma vie ne trinquera pas des erreurs des autres. Il ne sera pas mes ex et je ne suis pas la même et je vivrais mon truc à fond sans aucun regrets. Et surtout vouloir rentrer dans une norme est une mauvaise idée car en amour il n’y a pas de normes :)