Fausses croyances

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J’ai le sentiment que les fausses croyances sont légions dans notre société. On croit mieux savoir que l’autre ce qui lui convient, c’en est quelque peu fatigant ! On se fait très souvent une fausse image des autres, on aimerait qu’ils correspondent à l’image qu’on a d’eux. On aimerait que notre entourage soit là où on voudrait qu’il soit, pas là où ils aimeraient être. Pourquoi imposer ses choix, ses volontés aux autres ? Pourquoi on ne respecte pas les envies des autres ?
Il y a cette fausse croyance comme quoi les célibataires sans enfants sont toujours disponibles pour satisfaire et arranger les autres… Bah oui nous célibataires, on n’a pas d’enfants, alors qui dit pas d’enfants dit pas de vie. C’est peut être réducteur mais il n’en reste pas moins que c’est ce que les gens pensent souvent ! Bah oui on n’a pas d’enfants, pas de mec non plus, pas de contraintes alors on peut s’aligner sur les emplois du temps des potes en couple et parents… Pourquoi on ne pourrait pas les arranger franchement ? Ah parce qu’on a un truc à faire ? Étonnant toi célibataire, tu as une vie et remplie en plus ? Mais tu te fous pas de notre gueule là ? Bah non je me fous pas de ta gueule, je suis célibataire, pas d’enfant, pas de mec, pas de contraintes mais une vie remplie, un boulot où je n’ai pas une minute à moi, un appart à entretenir, une vie à vivre, des sorties paddle à honorer, des potes pas vus depuis longtemps à voir si possible ou en tout cas prendre de leur nouvelle, une course à preparer, un frigo à remplir… Bref une vie, qu’elle soit passionnante ou pas, incomprise aussi il n’en reste pas moins que c’est ma vie et que je la vis pour moi pas pour, ni selon mon entourage. Merci de respecter nos envies aussi ça nous fera du bien et de nous considérer autrement qu’une simple célibataire.

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Il y a aussi ces images qu’on a des autres, cette image positive qu’on a de notre entourage. Positive car voir les défauts non merci, c’est comme ne pas voir les défauts parfois énormes et énervants de notre mec, se voiler la face quoi ! Un exemple très simple, je suis bavarde, plutôt enjouée de manière générale, disponible, communicante et présente. Mais j’ai aussi un caractère bien trempé, et je ne suis pas toujours celle qu’on imagine. Oui je peux être fatiguée, irritable, stressée, submergée et indisponible, bref une personne normale quoi… Beaucoup pensent que dès que je ne suis pas celle qu’ils voient d’habitude je fais la gueule, mon grand père me le disait déjà étant petite, puis mes parents, ma famille et mes amis. Tout le monde l’a cru à un moment. C’est une conclusion à laquelle ils arrivent vite, en toute logique peut être sauf que parfois, il y a autre chose derrière… et que ça ne nous enchante pas forcément d’être fatigué, indisponible ou à cran. Si j’ai un conseil à donner et que j’essaie de respecter et suivre autant que possible, c’est de prendre les gens comme ils sont avec leurs défauts, leurs qualités, leurs moments de bien et de moins bien, de laisser ceux qu’on aime venir vers nous et ne pas essayer de les changer à tout prix (ça vaut pour la famille, les amis, les amoureux). Je suis curieuse et non curieuse, je ne fais pas parler mon entourage de choses très personnelles, je reste à la surface car je pars du principe que si l’on veut me confier quelque chose, la personne le fera sans que je lui pose de questions. Et ça parfois les gens le prennent mal ils pensent à tort qu’on ne s’intéresse pas à leur vie…
On est des individus, on a chacun notre personnalité, et nos envies propres qu’on doit respecter et suivre. La vie est trop courte pour se laisser imposer certaines choses, on se doit autant que possible de suivre nos envies et de vivre pour nous. Si on est capable de s’adapter à notre entourage, il peut faire de même sauf bien sur si il ne le veut pas. Je ne suis pas parfaite loin de là, je suis en plein changement personnel qui me fait du bien, et si ça dérange quelqu’un c’est comme ça, je ne pense pas changer, j’évolue et peut être est ce difficile à suivre mais si c’est le cas il suffit de poser des questions et être prêt à entendre la réponse. Article coup de gueule qui je l’espère aidera certains d’entre vous à avancer dans vos vies. On mérite d’être heureux et en accord avec nous même, à nous de nous en donner les moyens et de ne pas se laisser marcher sur les pieds pour la satisfaction personnelle des autres.

Le début de la fin

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Ça y est je crois que la rupture arrive. Je n’en suis pas triste. En fait j’ai trouvé mieux ailleurs, du moins j’ai trouvé une nouvelle motivation et un nouveau plaisir. Une relation saine, tranquille, sans pression, complète et sans cette envie de toujours vouloir montrer ce qu’on vaut et de vouloir faire mieux. Je suis fatiguée. J’ai cru que j’étais bien, que j’avais trouvé ce que je recherchais et qui me faisait du bien, et je me demande si, entraînée dans cette histoire, je ne me suis pas fourvoyée. Le plaisir a été là, enfin je crois, j’en doute beaucoup en fait. J’ai cru sûrement bêtement que je me trouverais, que je vivrais enfin un truc qui me plaisait et qui me ferait du bien, et en fait avec le recul, à part quelque kilos supplémentaires que j’aime, je n’ai pas trouvé ce que je cherchais.
Alors dans quelques temps, le run et moi ça sera fini, terminé. Mes baskets ne me serviront qu’à entretenir mon cœur et mon cul… Je ne pensais surtout pas que je pouvais être dégoûtée d’un sport en partie à cause des autres. C’est incroyable le pouvoir des réseaux sociaux, de cette impression d’être toujours comparée aux autres. Si je veux me prouver des choses c’est vis à vis de moi, les autres je m’en fous mais il faut croire que sur ce coup là je me suis parfois et inconsciemment plantée, j’ai cru faire partie d’une communauté, je trouvais l’ambiance sympa mais hélas j’ai changé d’avis et ai été déçue. J’ai voulu tenter les courses, voir ce que ça faisait par curiosité et surtout je voyais ça comme des challenges. J’étais ravie de mes temps et de ce que j’étais capable de faire car je ne m’en croyais pas capable mais je me suis surprise à vouloir faire mieux, pas uniquement pour moi mais pour prouver que oui moi aussi je pouvais battre mon RP. Quelle perte de temps au final. Je suis une inconditionnelle des réseaux sociaux mais depuis plusieurs mois je m’en éloigne, ça vaut mieux, j’y trouve moins d’intérêt… Le plaisir de la course a disparu, néanmoins j’ai dit que je courrais le 20km de Paris et je le ferai car je n’ai qu’une parole mais je vous avoue que j’ai hâte de rompre définitivement avec les courses et surtout avec cet esprit qui y règne. Ce 20km je le ferais avec ma copine Coralie c’est une motivation sacrément chouette de l’accompagner sur ce petit périple et à deux ça passera plus vite.

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J’ai trouvé un autre sport, où la compétition existe mais ça reste rare, et ça ne se ressent pas dans mes sessions du weekend et ça fait un bien fou. Un sport complet, calme, où on peut rire, être maladroit, être lent et surtout un sport où je peux parler et naviguer, le pied ! Et si j’avais un conseil à vous donner, faites les choses par plaisir uniquement et pas pour prouver je ne sais quoi à je ne sais qui, car on risque de s’y perdre. Je me suis faite avoir en partie et je n’en suis pas fière mais je le reconnais et ai donc décidé de changer ça et vous savez ce qu’on dit mieux vaut tard que jamais mais une chose est sûre, je ne regrette pas ce que je me suis prouvée à moi même et c’est tout ce qui compte.
La rupture est amorcée et sera finalisée le 12 octobre après 20km. Et comme je n’aime pas faire comme tout le monde je vous avoue que c’est méga bon ce changement !!

Une seule vie… des rencontres

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La vie pour certains est courte, pour d’autres longue, nous ne sommes pas égaux face à cette injustice. Et depuis plusieurs mois j’ai pris la décision de vivre plus, de profiter plus. Et de ne rien regretter, surtout ne rien regretter.
J’ai eu des déceptions, j’ai été triste, j’ai pleuré mais je n’ai aucun regret car j’ai vécu ce que j’avais à vivre au moment de ma vie où je devais le vivre. Ai je fais des erreurs ? Je ne pense pas, et si c’était le cas, on apprend toujours de ses erreurs non ?
J’ai peut être aimé celui que je n’aurais pas du aimé au vu de la peine que j’ai eu à la fin, au vu de ma déception, de ce que je croyais mais en aucun cas je ne regrette mes sentiments car j’ai appris, j’ai grandi, j’ai encore plus pris confiance en moi. J’ai décidé de profiter de chaque rencontre qu’il y aura sur mon chemin en attendant la bonne. J’ai décidé que lever les yeux était une belle façon de vivre et de regarder ce qui se passe autour de moi. Je ne suis pas du genre à me regarder le nombril, seulement je deviens égoïste, je vis pour moi et pas selon l’envie et l’avis des autres et en couple j’apprends à m’affirmer plus, et à être enfin moi, celle que je suis aujourd’hui et qui plait aux autres… Je voyage au gré de mes envies et de mes possibilités financières et je profite, j’admire ces merveilleux paysages qui se sont étendus devant mes yeux… Je n’ai qu’une vie et je veux en profiter et la vivre entièrement, en partageant mes voyages, mes fous rires avec les meilleures amies qui soit, à être présente pour les autres et à être surtout présente pour moi. Je vis pour moi, je ne regrette rien, j’aimerais peut être de nouveau un homme, ça ne sera pas pareil car on ne vit jamais deux fois la même histoire, je pleurerais peut être pour un autre homme mais je vivrais à fond car tous sentiments vécus me prouvent que je suis vivante et que j’existe. La vie n’est pas juste, elle nous enlevé parfois bien trop tôt certaines personnes, et pour ces gens là je veux profiter et leur raconter dans un ailleurs meilleur ce que j’ai fait, vu et vécu.

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La vie mettra sur mon chemin des hommes, certains seront juste de passages comme d’autres seront sur la route un peu plus longtemps. Peut être un persistera et signera pour une route plus longue en ma compagnie même si parfois j’ai de sérieux doutes à ce sujet. Je vais prendre le temps de mieux me trouver, de mieux savoir qui je suis et ce que je veux dans ma vie, de comprendre mes envies et d’où viennent certaines de mes angoisses. Et en attendant ces réponses que je sais trouver un jour, je sais que chaque nouvelle rencontre me permettra d’apprendre sur moi et qui sait peut être que Lui sera là, lors d’un détour hasardeux. J’ai compris que la vie est parfois surprenante et comme j’aimais à entendre il y a quelques mois de ça, qui vivra verra. Car oui si on vit on assistera à l’histoire de notre vie et à ses chapitres, et j’espère que mon livre sera rempli de milliers de chapitres, de belles rencontres autant amicales, que sentimentales, coquines, surprenantes et amoureuses…

Début d’une histoire d’amour

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Je suis de l’océan alors forcément l’eau et moi on s’aime. Mais je vis à Paris alors pour fréquenter et barboter dans l’océan on repassera… Quand je suis partie avec ma comparse @koxinell à Utrecht pour Pop In The City on a fait connaissance avec un nouveau sport de glisse venu tout droit d’Hawaii : le stand up Paddle. Le Paddle ce n’est ni plus ni moins qu’une grande planche (plus longue que celle du surf) sur laquelle tu avances à l’aide d’une pagaie. Ce sport est complet car il t’oblige à gainer tout le corps pour garder l’équilibre et l’utilisation de la pagaie te fait, elle, travailler bras et dos… Et tu avances sur l’eau au doux bruit du clapotis sur ta planche. J’ai adoré ce sport lors de ce raid urbain et la @koxinell toujours pleine de ressources a découvert que ce sport se pratiquait aussi à Paris, alors ni une ni deux on y va et moi j’ai adopté direct.
J’y suis retournée aujourd’hui et j’ai fait une balade de 2h sur la Marne en compagnie de super nanas dont une ancienne popeuse. À ma grande surprise on a fait une petite séance de yoga sur nos planches, et j’ai constaté que mon équilibre n’était pas si mauvais que ça car j’ai réussi à m’accroupir, faire la chandelle, du gainage, des positions de yoga, me relever et tout ça sans perdre ma pagaie et surtout sans tomber à l’eau :) On était au milieu de la nature, à avancer au gré du courant avec comme seul bruit la vie sur les bords de Marne, le clapotis de l’eau sur nos planches et celui de nos pagaies… ayant pour voisins aquatiques : une maman canard avec ses 15 petits poussins jaune tout choupinets, des parents cygnes et leurs 4 petits, un petit chat qui lézardait au soleil… Et après 2h je vous assure que ça se ressent dans les jambes et les bras. J’aime beaucoup l’ambiance qui est fun, légère, drôle, sans pression, sans compétition (peu de courses existent donc quand on pratique c’est juste pour le plaisir d’être sur l’eau)… Et j’avoue que troquer mes baskets contre une planche est très facile pour moi à faire !!

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J’ai donc pour la première fois de ma vie pris une licence pour un sport, auprès du facilitateur de mobilité sur Paris : le Grand Huit. Je suis licenciée de Paddle, sport faisant partie intégrante du surf, on pourrait donc dire que je suis un peu surfeuse non :) Le Paddle se pratique toute l’année et j’ai bien l’intention de découvrir la Marne l’hiver et j’ai eue ouïe dire que des petits we à l’étranger avaient même déjà eu lieu, vivement le prochain :) Et une chose est certaine, c’est que je vais me donner les moyens de faire du Paddle sur des mers bleues turquoises par delà le monde lors de prochains voyages… et un jour ça sera à Hawaii :) je crois bien que j’ai trouvé le sport qui me fait du bien…

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Vivre avec soi même

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Ça n’est pas facile. Se voir chaque jour dans la glace et aimer ce qu’on y voit, aimer ce corps qu’on nous a donné n’est pas forcément évident de prime abord et pourtant c’est faisable je vous assure. Accepter ces seins trop petits, trop gros aussi, accepter d’être petit, grand, maigre, mince ou avec des formes, aimer nos cheveux raides, frisés, longs ou courts, pas assez blonds ou bruns, accepter cette peau blanche ou bronzée, ce grain de beauté, ces tâches de rousseur, ces pieds bizarres, ces jambes pas assez musclées à notre goût, ce ventre peut être un peu rond… Bref vous voyez très bien le tableau…
S’accepter et s’aimer soi même est une des premières choses que l’on doit essayer le plus possible de vivre car quand on est bien avec soi, dans nos pompes, dans notre corps et qu’on aime ce qu’on voit dans le miroir, les autres le ressentiront et la vie sera plus agréable. Certaines (car oui la majorité de mon lectorat est féminin) qui me connaissent IRL vont dire que je peux l’ouvrir avec le corps que j’ai… Mouai elle est facile celle là, oui je fais 1,70m pour 55/56/57 kg environ, en fait je ne connais pas mon poids je vis sans balance et je le vis parfaitement bien et en plus j’ai des petits seins mais je les aime et mes ex aussi d’ailleurs :) Je n’aime pas certaines parties de mon corps comme tout le monde mais ce ne sont que des détails sur lesquels je ne veux pas m’attarder. J’aime mon corps et je m’aime et on me le rend bien mais ce n’est pas parce que je suis mince que j’ai tout ce que j’aimerais avoir dans ma vie, c’est une fausse croyance, être mince n’apporte pas tout je vous le garantis. Et je n’ai pas toujours aimé ce corps, loin de là. Quand tu es petite et boulotte tu as des réflexions méchantes de la part de tes camarades d’école… Et bien figure toi que c’est pareil quand tu es maigre mais après tout, critiquer le corps des autres et ses défauts permet de focaliser l’attention de notre entourage sur l’autre et pas sur nous même… J’ai été maigre, ce fut difficile à vivre, on ne voyait que mes os et pourtant j’avais un sacré coup de fourchette (que j’ai gardé d’ailleurs :) ). J’ai vieilli, grandi et accepté le corps que j’ai, je l’ai musclé en faisant du sport en salle puis en me mettant au running. J’ai pris pas loin de 5/6kgs et je me sens bien. Je ne me focalise pas sur mon poids, sur mon bidou, sur mes jambes ou mes orteils et surtout pas sur mon nombril, je préfère lever la tête et voir les autres avec leurs qualités, leurs défauts et leur beauté. J’aime la jeune femme que je vois chaque matin dans la glace même avec des cernes, j’aime celle que je suis, j’aime le corps que j’ai car il me plait et il plait aux hommes qui me plaisent…

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Le célibat m’a permis à mieux me connaître et à mieux vivre avec moi, d’accepter celle que je suis avec mon caractère, mes forces et faiblesses et j’ai compris que je valais autant qu’une fille plus blonde, plus ronde, plus musclée… et que je méritais d’être heureuse, et j’ai compris il y a un moment maintenant qu’on ne pouvait pas plaire à tout le monde et que c’était futile de vouloir y arriver, je me plais en premier lieu et c’est bien le plus important, ça n’a pas été évident mais j’y suis arrivée et j’en suis très fière et franchement ça n’est pas aussi difficile que ça. Je sais que je n’ai pas envie de vivre en voulant changer ce qui ne peut être changé… J’ai autre chose à faire de ma vie que de passer mon temps à me trouver un défaut, un nouveau complexe qui m’occuperait quand je m’ennuie… Avant de vivre avec mon homme et être heureuse à deux, j’ai appris à être heureuse avec moi même et à sourire à cette jeune femme que je vois chaque matin dans le miroir de ma salle de bains…

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Recommencer encore et encore, renaître et mourir un peu…

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L’amour c’est un peu ça. Une naissance quand on rencontre l’autre et une petite mort quand on s’en sépare. C’est un éternel recommencement et même quand on dit haut et fort que jamais on nous y reprendra, il y a toujours une personne qui nous fait changer d’avis et nous fait renaître pour une vie (petite ou longue) à deux. Quand l’autre part il laisse un vide qu’on cherche à combler comme on peut, on apprend à vivre de nouveau sans l’autre, à revivre seule avec un téléphone désormais silencieux, et on reprend notre petite route. Et un jour, un autre, encore un, débarque et bouleverse tout, il ravive nos envies, nos croyances, nos espoirs mais nos peurs reviennent aussi, nos craintes et angoisses également… Et on doit jongler avec cet afflux d’émotions qu’on avait oubliées et enfouies très loin…
Lors d’une nouvelle rencontre, je suis toujours un peu perdue et un peu pile électrique aussi. À chaque nouvel homme débarquant dans ma vie, je tente de lui faire une petite place dans ma vie de célibataire en passe de ne plus l’être. J’apprends à le connaître, à m’habituer à lui, à sa façon d’être, je suis curieuse, je découvre son univers, son antre, ses habitudes, et j’apprends de nouveau à faire confiance ce qui n’est pas forcément facile. Peu importe la façon dont on rencontre l’autre, en soirée ou via internet, la confiance s’apprend au fur et à mesure, l’autre saura nous mettre à l’aise, saura faire tomber les barrières qu’on a érigées pour nous protéger et éviter toute chute qui comme d’habitude fera mal à notre cœur. Je lui laisse sa chance, je l’écoute, le regarde sourire et tente l’aventure et je me dis que si je ne lui fais pas un peu confiance, je n’irais nulle part avec lui et que je me dois de vivre cette histoire naissante, peu importe qu’elle soit longue ou courte, je me dis qu’il vaut mieux profiter et ne pas regretter. Je ne sais pas de quoi demain sera fait, ça peut continuer comme s’arrêter alors autant vivre. J’apprends à être moi même car je ne peux être plus sincère et honnête qu’en étant juste moi avec mes quelques défauts et mes nombreuses qualités :) et on ne pourra pas me reprocher d’être moi.

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Mais parfois l’histoire se stoppe de façon brutale ou pas. Et ça fait mal, parfois plus que la précédente, et notre cœur se retrouve brisé en mille morceaux, encore. Et on se demande pourquoi, on pleure, on ne comprend pas, on doute, on s’interroge et fatalement on va se dire : pourquoi ça m’arrive encore, pourquoi moi… Pour moi chaque rupture est comme une petite mort, la mort d’une partie de mon cœur, la mort d’une partie infime de moi qui s’était investie dans ce début d’histoire. Je dois faire le deuil de ses sentiments qui naissaient, de cet homme avec qui je ne suis plus, de ce qu’il représentait pour moi et de l’image que j’avais de ce couple qui n’existe plus, apprendre à tourner la page et continuer pour renaître avec un autre un jour. Faire le deuil de une histoire est difficile car on doit accepter qu’encore une fois ça n’a pas marché, mais une fois la page tournée on se rend disponible pour un autre qui nous conviendra peut être mieux. Je reprends mes habitudes de ma vie de célibataire, de ma vie d’avant Lui car même si je lui avais fait une place je ne vivais pas selon ses désirs, je n’étais pas dépendante de lui (conseil : ne jamais le devenir au risque de se perdre soi même) je réussissais plutôt bien ma vie avant sa venue, il n’y a donc pas de raisons que ça ne soit pas pareil maintenant. Bien sûr il va me manquer et la tristesse me tient compagnie régulièrement, et parfois je me demande si ça vaut le coup de recommencer encore et encore, je doute qu’une rencontre arrive de nouveau, parfois je ne suis pas aussi prête que je le crois et puis un matin, on ne pense plus à l’autre et c’est le début d’une nouvelle étape. Et le cycle reprendra de nouveau même si je n’en voulais pas, un homme arrivera par surprise et sans m’en rendre compte je quitterais mon célibat pour assister à la naissance d’un nouveau couple, et je débuterais une histoire qui aura une fin… Ou pas :)

Quand le plaisir vire à l’excès et au m’as tu vu !

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C’est ce qui ressort quand je lis mon fil d’actualités sur Twitter. Et je sais qu’avec cet article je ne vais pas me faire des amis, certains vont dire que je n’ai pas l’esprit ouvert et que je ne comprends pas (soit, si c’est ce que vous pensez libre à vous), d’autres vont affirmer que c’est réfléchi et qu’ils vont très bien, d’autres encore vont nier et ne pas se sentir concernés, il n’empêche que pour moi l’excès est partout, entre autre avec le running.
Je me suis mise à cette activité il y a quelques années parce que ça me permettait de prendre l’air, que c’était accessible financièrement une fois la tenue du runneur achetée et de temps à autre je me disais qu’après tout s’inscrire à une petite course ça pouvait être sympa histoire de voir ce que je valais. Et je suis fière de ce que j’ai vu mais j’arrive à saturation, quelques courses dans l’année c’est grandement suffisant et encore… Ça ne m’intéresse plus en fait. J’ai donc décidé que le 20km de Paris serait ma dernière course où je vais accompagner une copine . Plus envie de courir au milieu de gens qui ne font ça que pour battre leur RP et prouver aux autres ce qu’ils valent sur la toile… et où pour moi le plaisir n’existe plus car il a viré à l’excès. Je ne cours pas pour des chrono (je ne l’ai jamais fait d’ailleurs), je ne cours pas pour me prouver que je peux être plus rapide que la copine ou pour prouver aux autres ce dont je suis capable, je ne cherche l’approbation et les félicitations de personne, je cherche juste à me faire plaisir sans excès… Je sais ce que je vaux sur des courses et j’en suis fière, je m’étais fixée des petits challenges sans prétention pour voir mes limites et ça fait, je peux abandonner les courses sans regrets mais pas pour autant le running !!

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Depuis de long mois je vois les gens s’inscrire à des semi marathons ou carrément des marathons et pour certains plusieurs inscriptions à l’année (il paraît que le corps ne peut supporter plus de 4/5 marathons par an, certains en font constamment en soutenant que leur corps tiens bon alors pourquoi s’arrêter… mouai on en reparle dans quelques années hein !). En plus des nombreuses inscriptions (ce qui à un certain coût il faut le reconnaître) il y aussi l’affichage des chronos battus ou pas (et dans ce cas là leur frustration) lors des courses ou lors des entraînements, leur records personnels battus ou pas (et donc encore frustration et entraînement à outrance pour s’améliorer encore et prouver aux autres qu’ils vont y arriver…), leurs entraînements et les km parcourus… et parfois tout en étant blessés et dans ces cas là je ne vois pas où se trouve le plaisir si on met à mal son corps mais ça n’engage que moi. Pour moi, le plaisir ne doit pas devenir un excès et être associé à une quelconque dépendance mais ce n’est que mon avis mais j’avoue que de ne pas écouter son corps quand il dit stop ça me dépasse. Je sais que le sport fait du bien au corps et à l’esprit, moi même courir me vide la tête, mais je ne le fais pas à outrance et donc ne pas courir tous les 4 matins ne me manque pas… Je sais que je déteste être dépendante de quoi que se soit et le sport en fait partie alors le plaisir avant tout… J’ai parfois le sentiment que l’on fait un marathon parce que c’est tendance, parce que si tu ne fais pas de marathon tu n’es pas intéressant, tu n’es pas un vrai runneur, un vrai passionné, et que tu as envie de faire comme tout le monde pour toi aussi dire haut et fort : je suis un finisher. Ceux qui finissent un marathon m’épatent je n’en serais pas capable mais ceux qui m’épatent vraiment sont ceux qui se fixent cette épreuve comme un but parmi tant d’autres sans que ça soit un but en soi ni leur projet de vie et qui ont une véritable envie : celle de se dépasser pour eux et pas pour épater les autres, et surtout pas pour faire comme les autres parce que ça fait bien à la machine à café et qu’ils se sentent pris au sérieux… La nouvelle tendance depuis quelques semaines c’est de participer à des trails… Bon pourquoi pas, après tout courir en pleine nature est sûrement plus sympa que sur le bitume. Et le trail est un des rares sports où le chrono n’a pas autant sa place et où le fait de courir en pleine nature juste pour le plaisir du paysage et de la proximité avec son environnement priment, et j’aime bien ce concept… mais je n’en ferais pas pour autant :) Moi je me contente du Mud Day !
Bien sur ce sentiment n’engage que moi, mais je commence à être dégoûtée par cet univers où la compétition prend le pas sur le plaisir, ou le m’as tu vu et l’opinion des autres comptent plus que son propre plaisir, et où l’étalage de ses performances est constamment affiché. Pour moi le running ce n’est pas cet univers ni cet esprit. On court pour soi avant tout et pas pour avoir l’approbation des autres…