La complexité de l’amitié

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L’amitié c’est beau. C’est simple. Parfois. Car parfois c’est compliqué. Complexe. C’est tellement fort, entier, vrai, réel, honnête que parfois ça déborde, le trop plein fait qu’on ne se comprend plus, qu’on craque… Et après ça revient. Et ça repart comme avant. Plus enrichi de l’autre, mieux compris, plus aimé, respecté. C’est comme l’océan et ses marées. Les vagues sont plus ou moins hautes, fortes, destructrices, enrichissantes, surprenantes… Et elles partent. Se retirent. Redeviennent calmes, douces, tranquilles…

L’amitié c’est du partage, du rire enfin DES rires, des larmes, de la colère, de l’amour, des confidences, du soutien, de la présence, de l’honnêteté, de la pudeur et de l’impudeur aussi, de l’écoute, des bavardages, nombreux et animés. L’amitié c’est de la compréhension, de l’incompréhension, des coups de pied au cul, de l’attente, de la patience, de la passion, de l’entraide. L’amitié c’est entre filles, enfants, ados, adultes, entre hommes et femmes, entre hommes. L’amitié c’est inconditionnel, fort, puissant, timide. C’est naturel, difficile, simple, facile, sans questions et parfois sans réponses. L’amitié c’est la vie. Des hauts et des bas. Des arrivées et des départs. On y gagne. Et parfois on perd. Mais l’amitié c’est un ciment. Elle nous lie aux autres. A nous.

we heart itDes ami(e)s j’en ai. Ils/elles se comptent sur les doigts de mes 2 mains. Des vrai(e)s. Des entier(e)s. J’ai cet honneur. Je les aime. Tous. Qu’ils me fassent rire, pleurer, sourire, me poussent dans mes retranchements, me mettent hors de moi. J’espère qu’ils m’aiment aussi. Au moins un peu. Avec eux je suis moi. Juste moi. Parfois c’est facile pour eux. Parfois non. Je suis complexe. Compliquée. Grise. De différentes teintes. Pas facile à suivre. Agaçante, frustrante, décevante, drôle, souriante, bavarde, parfois un peu folle, complexée, amoureuse, pleureuse. Je suis entière, franche, honnête, dure. Mais c’est moi.

Ma plus vieille amie est dans ma vie depuis près de 25 ans. D’autres depuis quelques mois. Certaines depuis 5 ans, 10 ans. Ils et elles sont artistes, épicuriens, fous, posés et réfléchis, petits et grands, d’origines culturelles variées. Loin de moi géographiquement pour certaines. Proche de moi pour les autres. Nos rencontres sont à nous, juste à nous. L’amitié c’est la diversité, culturelle, intellectuelle, familiale, amoureuse. L’amitié c’est simple, tout coule de source. une intonation de voix, un regard et on comprend. On sait. Et parfois on ne sait pas. On doute. On force. On critique. On essaie. On se trompe. Et on apprend. Et on pardonne. Et on aime. Car jamais on ne cesse d’aimer nos amis. Les miens en tout cas. Parfois je me trompe. Et il y a rupture. Mais ça laisse la place à d’autres. L’amitié ça va, ça vient, mais c’est rare. L’amitié ça reste. Chez moi en tout cas c’est comme ça que ça marche. Mes amis, je les aime. Même si parfois ils m’agacent prodigieusement. Ils sont eux, différents. Compliqués. Mais enrichissants.

Avant je croyais en l’espèce humaine

Et j’aurais envie de dire : mais ça c’était avant  :)
Mais ça serait réducteur et un peu rapide comme conclusion n’est ce pas ??
J’ai été maintes et maintes fois déçue par les êtres humains (oui hommes et femmes compris)… J’ai toujours cru que l’être humain était bon, loyal, honnête et franc mais je me rends compte que non l’homme est tout le contraire, égoïste, malhonnête, fier de lui et surtout pas franc, et roi dans la critique !!!

Bon je sais vous allez me dire que je suis vraiment très directe et un peu voire beaucoup réductrice dans ce portrait. Ce n’est pas faux :) Heureusement que certaines personnes me démontrent le contraire et me prouvent que j’ai tort. Ce qui est incroyable c’est que j’ai beau savoir comment est l’être humain, j’arrive pas à m’y faire, et je ne vis pourtant pas dans un monde de bisounours ! Je sais pertinemment que les critiques, les désaccords sont notre lot quotidien à tous (franchement qui n’a jamais critiqué les chaussures ou le style vestimentaire de l’un, la coiffure de l’autre, le boulot des autres, les décisions prises par machin, le mec de la copine etc…) mais la critique se doit d’être constructive si possible… ce qui, il faut l’avouer est rarement le cas…

Est ce la société qui nous fait comme ça ou c’est juste la personne que l’on est qui décide d’être ce qu’on est ? La critique (pour prendre ça en exemple) permet à tous d’avancer je pense, parfois si elle est bien faite on peut se remettre en question soi même ce qui est toujours bénéfique pour chacun… Car se remettre en question, c’est poser un doigt sur nos propres failles, sur les erreurs que l’on peut commettre pour les éviter, comprendre notre comportement et avancer en étant encore mieux avec soi même et par conséquent avec les autres. Hélas je vois peu de personnes faire ce genre de démarches, car il faut être honnête, l’entourage que je me choisis bah je l’ai choisi, ces gens me plaisent pour ce qu’ils sont, pour leurs caractères, leurs forces et leurs failles… L’entourage qu’on subit (tous les autres en fait :)) bah il faut faire avec, composer et faire sa vie avec eux sans pour autant leur accorder trop d’importance pour ne pas en souffrir.

Mais je me demande si cette société dans laquelle on vit ne nous pousse pas d’une certaine façon à nous protéger des autres, alors on critique, on fait ressortir le côté mauvais de l’autre (celui que l’on voit mauvais de notre point de vue car cela peut être bien sûr différent d’une personne à l’autre, des ressentis et des affinités de chacun) en se disant que comme cela on cache nos défauts à nous. En mettant la lumière sur l’autre, on se fait oublier et nos propres failles ne deviennent pas visibles. On vit tous les uns sur les autres, on aura donc tous tendance à envier certains biens que peut posséder autrui, ou espérer des attitudes, des prises de positions… dont on sait pertinemment qu’elles nous décevront par la suite… C’est humain c’est comme ça. Par les réseaux sociaux, internet, téléphones mobiles… bref la  technologie d’aujourd’hui, les contacts sont plus fréquents qu’il y a 10 ans, est ce que ça n’engendre pas plus de conflits et à contrario plus de rapprochements entre les gens ? Car internet par exemple nous permet d’être plus proches de certains ou hélas de s’en éloigner…

Je crois que même si la société ne nous aide pas, au final la nature humaine est comme ça, que celui qui n’a jamais dit de mal d’autrui lève le bras… On a le droit de ne pas aimer certaines personnes et heureusement d’ailleurs, imaginez l’orgie que ça serait si tout le monde aimait tout le monde ;) Mais je pars du principe que le respect d’autrui, la bonne éducation… adoucissent les mœurs et font que l’on passe au dessus de ça… ça me paraît être la base de tout et pourtant cela a tendance à disparaître et si on veut vivre heureux, ne vivons pas cachés mais assumons nos points de vues, nos identités, nos envies, nos avis divers et variés et acceptons les autres tels qu’ils sont avec leurs défauts et leurs qualités et n’accordons pas d’importance à ceux qui n’en valent pas la peine car à cause de ça, on risque de passer à côté de ce qui en vaut la peine, et je risquerais de manquer l’Homme idéal moi :)

Bien sûr en disant cela je ne vis pas dans un monde de bisounours n’est ce pas ??

Quand les ruptures me rendent meilleure…

Bizarre le titre hein ? Je pars du principe que ce qui ne me tue pas me renforce, bien sûr il me faut beaucoup de temps pour en arriver là mais au final j’en ressors meilleure et positive alors… autant que je vous en parle

Bon je sais je ne vous ai jamais vraiment parlé de mes relations amoureuses, du moins jamais vraiment dans le détail, toujours dans la généralité…
Bon déjà je sais que quelques personnes de ma famille lisent mon blog donc je me censure :) car bon ma vie privée et sentimentale ça me regarde hein, ils ont pas à tout savoir non plus…
En général lorsque je rencontre un mec, c’est par biais d’amis commun par exemple (en l’occurrence pour un c’était mon cousin l’ami commun), par internet (les derniers amants, amoureux en date) ou en vacances (comme mon ex G. pour qui j’ai quitté La Rochelle pour venir vivre à paris avec lui et qui 2 mois plus tard me disait comparer notre relation à celle qu’il avait vécue avec son ex, et qu’il se demandait si on avait bien un avenir commun : comme si il n’avait pas pu y penser avant… bref), la finalité est toujours la même, le mec rompt avec moi… ou moi avec lui mais le cas est rare :)

Alors y a eu tout style de rupture (tant qu’à faire c’est plus drôle) : par téléphone avec le traditionnel : je retourne avec mon ex, le je t’aime mais pas comme tu le voudrais alors je préfère qu’on arrête maintenant avant de te faire trop de mal (phrase prononcée après presque 8 mois de relation je crois et ce qui n’a pas empêché le loulou de me revoir de temps en temps et tout ça au final donne une relation d’1 an 1/2), j’ai aussi eu le : je ne recherche pas de relation stable pour le moment, et le dernier en date C. lui n’a carrément plus jamais donné de nouvelles d’un seul coup (alors que franchement tout se passait au top)…

Mais voilà en quelques mois, moi, MissBavarde, j’ai changé, évolué, mûri, réfléchi, analysé (beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup analysé), parlé (là je vous étonne non?) et je me suis aperçue de mon évolution durant mes vacances car j’ai réussi à prendre du recul par rapport à moi même.
Mon meilleur ami W. me disait que dans mes relations je devais sûrement en attendre trop trop vite, j’en espérais beaucoup alors que la relation n’en était qu’à son balbutiement, du coup je devais inconsciemment mettre une pression à l’autre sans que je m’en rende compte, que je ne lâchais pas prise, que peut être j’avais besoin de contrôler, de réfléchir à la moindre action, parole de l’autre… bref de me prendre la tête alors que je devrais au contraire vivre et profiter de la relation sans trop réfléchir… Merci W. Je viens enfin de le comprendre. Alors j’apprends la patience avec un homme depuis :)

Mon ex, C. celui qui ne m’avait jamais rappelé subitement, m’a recontacté sur Fb durant mes vacances… Tout d’abord surprise car ça faisait 4 mois sans nouvelles et d’un seul coup il réapparaît… J’ai donc commencé à discuter avec lui (après avoir reçu quantité d’excuses de sa part sans que je ne fasse rien), j’en ai profité pour lui demander ce qui c’était passé, pourquoi etc… Réponse il a flippé alors que je cite ses propos : tu ne méritais pas ça, j’ai agi en connard de base et j’en suis vraiment désolé.
En partie ça doit être à cause de moi car il m’a dit que j’étais passionnée et que je n’hésitais pas à brûler les étapes), mais que j’étais une fille super douce, calme, simple et qu’il m’appréciait beaucoup. En attendant il a merdé tout seul, il aurait pu m’en parler ce qu’il a convenu d’ailleurs

Alors bien sûr le garçon veut se faire pardonner (il a encore du boulot pour que je lui fasse de nouveau confiance), on s’envoie des sms, on parle et s’explique et je crois que l’on réapprend à se connaître, mais là ou j’ai changé c’est en dehors du fait que j’avais complètement craqué sur lui en début d’année et qu’il est toujours à mon goût, j’apprends à être patiente, à prendre mon temps et à ne pas aller trop vite. Par exemple j’ai refusé de le voir cette semaine, pas parce que je n’avais pas le temps mais parce que je l’ai décidé, ensuite je ne lance pas d’allusions à quoi que se soit, c’est lui !, et là ou je me surprends et ou je suis très fière de moi, c’est que depuis dimanche soir on ne s’est pas envoyés de sms ni de mails, et je tiens bon, je n’ai rien fait… Il y a 4 mois je lui en aurais envoyé un pour savoir si il était bien arrivé au taf par ex ou une raison bidon, là non je ne fais rien, j’attends de voir ce qu’il va faire (bon comme lui et moi on est quasiment pareils, si il attend la même chose de son côté on n’est pas dans la merde :) ), je patiente. Je ne vous cache pas que c’est pas évident non plus car ce n’est pas dans ma nature de laisser l’autre tranquille sans lui donner de mes nouvelles, mais là j’attendrais au moins jusqu’à demain soir, ce qui est un exploit venant de ma part.

Alors je ne pensais pas pouvoir pardonner, je l’ai fait (mais je n’ai plus la même confiance qu’avant attention, j’en viens à plus me protéger), je ne le harcèle pas de mail ou sms, et même que je trouve ça agréable de ne pas être « dépendant » de quelqu’un (car dans mes relations je l’étais je crois bien, je me perdais en fait) et en fait c’est moins difficile que je le croyais, mon coeur ne s’emballe pas pour un oui ou pour un non, je suis flattée de certaines choses qu’il m’a dite mais c’est tout… Je veux qu’il fasse plus d’efforts, qu’il relance de lui même la soirée ou on doit se voir, qu’il prenne des nouvelles de lui même. Est ce que je fais bien de vouloir le revoir peut être la semaine prochaine, je ne sais pas, j’ai envie de voir ou ça va nous mener tout ça, et au pire des cas, j’aurais peut être gagné un ami alors je n’ai rien à perdre si ?
Et surtout l’énorme différence qu’il y a entre janvier et aujourd’hui c’est que désormais je me suis construite une vie, ici à Paris. J’ai un blog qui m’occupe pas mal, j’ai mon meilleur ami et mes amies de longues dates mais éloignées géographiquement, je vous ai vous, mes copains/copines adoré(e)s de la blogosphère, j’ai mes soirées blogueuses, mes sorties à moi, bref je vis… et à partir de là je ne dois plus être dépendante d’un homme pour me sentir existée,  je vis déjà et j’en suis fière !!!!!!

Vous, vous en pensez quoi de tout ça, des conseils à me donner ?