Ca y est voilà la seconde et dernière partie de cette interview qui vous a déjà fait réagir
j’en suis ravie d’ailleurs. Hâte de savoir ce que vous allez penser de la suite ! Alors je ne vous fais pas languir plus longtemps c’est parti pour la suite !!
Moi MissBavarde : Le fait de papillonner à droite à gauche sans te stabiliser dans une vraie relation est ce par crainte ou peur de t’ennuyer dans une relation stable ou de devoir t’investir dans l’inconnu ?
DS : Je papillonne parce que je veux avoir une vie affective active, et que je n’ai pas encore trouvé la bonne. Alors certes je pourrais avoir des sex friends, ça m’arrive de temps en temps à vrai dire, et en général elles finissent par devenir des amies
mais quand je sens qu’une fille commence à anticiper une relation stable alors que je ne le sens pas, je me vois obligé de lui signifier.
Tu préfères des rencontres via les sites de rencontre ou dans un bar/resto/soirées entre amis ? Lesquelles marchent le mieux et pourquoi à ton avis ?
Pour moi draguer une fille dans un bar c’est pas forcément plus glorieux, il y a du bruit, l’alcool modifie les comportements, ok c’est plus cool, plus naturel.. donc ça peut correspondre à certaines catégories de personne, mais pour moi qui apprécie les échanges intellectuels, la tournure des relations pseudo-épistolaires est beaucoup plus appropriée.. on retourne aux racines de l’amour chevaleresque où l’on courtise par l’écrit.. donc oui c’est défendable d’être sur un site de rencontres par internet ! Même si l’utilisation concrète au jour le jour est particulièrement dévoyée "T libre ce soir ?" quand c’est pas pire… Ramener une nana torchée après une soirée en club, ça m’arrive très rarement. La désinhibition réciproque liée à la consommation d’alcool en société peut être mise en parallèle avec la désinhibition que procure la rencontre virtuelle à travers la distance interactive.
En clair oui c’est beaucoup plus facile par internet car il y a une arrière pensée réciproque lors de la première rencontre. L’effet pervers est qu’il m’est arrivé de coucher avec une fille par politesse, juste parce qu’elle était là, qu’on s’est un peu chauffé virtuellement avec des allusions, et sous entendus.. alors que sans doute je ne l’aurai pas regardée dans la rue. En fait, comme je disais précédemment par rapport aux injustices, certaines filles ingrates sont dans une réelle détresse affective, du fait que peu de garçons veulent leur faire l’amour. Parfois je me sens donc dans un rôle de secouriste vis à vis de certaines à qui je fais passer un moment.. n’ayons pas peur des mots,… inoubliable. Au delà de l’apparence physique, les filles ingrates ont développé des qualités humaines beaucoup plus élevées que certaines bombasses, beaucoup plus froides et prétentieuses. Internet est un moyen pour ces filles d’avoir une vie sexuelle existante. Pour les garçons ingrats par contre c’est plus compliqué.. à de rares exception, les filles transigent moins avec l’attirance physique. Ceux ci sont donc dans une réelle souffrance, amplifié par le décalage d’âge inhérent aux relations affectives.
Enchaînes tu les filles parce que tu as souffert en amour ?
Evidemment. Je suis parti dans mon adolescence d’un idéal très spirituel, je ne pouvais concevoir coucher avec quelqu’un sans qu’il y ait un amour fou au préalable. Et puis j’ai pris conscience de la réalité à travers mes premières expériences, qui ont commencé assez tardivement. Je me suis déniaisé à 19 ans, un peu par accident, mais j’aurai pu attendre longtemps si ça ne m’était pas tombé dessus. Ensuite mes premières vraies petites amies, avec lesquelles ça a duré quelques mois à chaque fois, je me trouvais un peu balloté, à chercher des repères. Sur le graphique suivant on peut suivre l’évolution de mon nombre de conquêtes par année, depuis mes débuts.
Les 5 premières années de ma vie sexuelle ont été plus que laborieuses. J’ai accumulé à cette période une incompréhension vis-à-vis des filles, et beaucoup de frustration. Ma vision naïve et romantique de l’amour s’est estompée et les premières histoires cohérentes que j’ai pu avoir, à partir de 22 ans, étaient relativement décomplexées, pas de mon propre fait mais par ce que c’était le rythme imposé par mes partenaires. J’y trouvais mon compte jusqu’à ce que je découvert internet (apparition de la barre rouge/violette) et l’amour rapide et facile. Ensuite, ce n’est qu’à partir de 2009, après quelques énièmes déceptions où j’ai réellement commencé à carburer. Cela se voit de façon flagrante sur le graphique. La baisse en 2011 s’explique par le fait que j’ai eu une relation longue et exclusive sur plusieurs mois, où nous habitions ensemble. Ce qui est flagrant c’est que le nombre de conquêtes « IRL » reste relativement faible tout au long des années, maximum 5 par an, ce qui est très raisonnable.
Que penses des femmes avec qui tu couches ?
Je pense qu’il y en a une petite partie qui assume une sexualité moderne et décomplexée. C’est à dire le fait d’avoir une relation sexuelle sans rien attendre en retour. Ce genre de femme peut être déstabilisant chez de nombreux hommes, qui apprécient les femmes pudiques et réservées. Bref, la femme totalement libérée fait peut aux hommes, l’icône de la salope provoque un mélange de fascination et de haine, chez les hommes qui y lisent l’infidélité potentielle de leur compagne, ainsi que l’opportunité d’avoir un rapport sexuel sans avoir de compte à rendre, de temps à consacrer en dehors de l’acte. Et les salopes sont également perçues comme une menace par les filles plus sages, qui voient des tentatrices de leur compagnon, et de la concurrence déloyale. Bref, être une salope n’est pas facile, et d’ailleurs un courant de pensée néo-féministe présente la salope comme l’icône féministe en puissance.
Techniquement, la majeure partie des femmes avec qui je couche ne sait pas faire l’amour. Physiologiquement, je sens qu’elles sont habituées à ce que l’homme fasse le travail et j’y trouve mon compte. Parfois, elles essaient de prendre des initiatives, mais c’est maladroit, peu attentif à ce que j’éprouve. J’ai rarement trouvé de femme qui collait parfaitement à mes attentes au lit. Après, il faut se rassurer, il n’y a pas de bon coup universel. A peut être un plan génial pour B et être une catastrophe pour C. Mais cela n’empêche que l’expérience aide à progresser. L’expérience d’une part et l’application que l’on met à faire plaisir à l’autre. Les gestes, effectués avec patience et dévouement sont perçus de façon plus voluptueuse par l’autre. Mais disons que si je trouvais une femme qui parvenait à coller à 10% de mes attentes au lit, je serai déjà chanceux. Je pense qu’il doit en être de même pour la majorité des femmes. C’est l’intérêt d’amants comme moi, j’ai la technique acquise par l’expérience, et d’autre part, je suis suffisamment sentimental pour que l’acte soit chargé de contenu émotionnel et pas seulement physique.
Penses tu être dépendant/accro au sexe ?
Non, je pense que j’ai un appétit relativement dans la moyenne, vu mon âge, mon état de santé, le contexte dans lequel j’évolue. Le sexe n’est pas l’élément principal dans la relation affective, central oui. La relation sexuelle correspond à des stimulis intenses et localisés, la relation affective dans son ensemble est plus diffuse. Je dirai plus que je suis un dépendant affectif que sexuel. Mais c’est une relation ambivalente, il y a toujours un moment qui arrive, une phase de rejet, où le contact physique n’est plus souhaité. Un couple qui fonctionne bien parvient à bien articuler ces phases de rapprochement éloignement nécessaire à l’épanouissement de la relation.
Avec combien de filles es tu devenu pote ? As-tu gardé contact avec beaucoup d’entre elles ?
Avec celle avec qui je l’ai fait plusieurs fois. On va dire qu’après une demi-douzaine de rapports, on entre dans une zone assez agréable, où on se fait des confidences, où on livre nos états d’âme. J’ai des sex friends relativement anciennes, on va dire 3 ans, avec qui s’est nouée à la longue une certaine complicité amicale, et même si on couche plus ensemble, on se sent toujours très proches.
Selon toi, qu’est ce qui ferait que tu t’accrocherais à une fille ? Quelle est ta femme idéale ?
C’est bête à dire, surtout de la part d’un intello, mais l’attraction physique. En plus on sait bien que celle-ci est amenée à disparaître au fil des ans, et que les qualités humaines et intellectuelles sont prépondérantes. Mais pour la phase d’accroche, la beauté physique est prépondérante. Je pense que cela a à voir avec l’Art.
Quels sont les 3 plus gros défauts chez une femme ?
On parle bien de défauts relatifs par rapport aux hommes, et bien sûr dans les grandes lignes.. il s’agit donc de généralités :
- une mauvaise maîtrise de ses émotions, colère, jalousie, etc..
- une plus grande intolérance ou au contraire un excès de tolérance
- la cellulite
Tu dragues sur internet, mais est-ce que tu penses pouvoir rencontrer l’amour sur un site de rencontre ou est-ce que ça te sert uniquement à trouver tes plans cul? d’ailleurs est-ce que tu es franc dès le début et dis que ça ne va pas durer plus d’une nuit? Quand tu dragues est-ce que tu te dis que ça peut être la bonne, ou direct tu penses à un PC et ne cherches pas à aller plus loin dans la relation?
Je pense qu’on peut, oui. Les relations épistolaires même virtuelles conviennent bien aux intellos et aux esprits rationnels. Quelque part on se rapproche de l’amour courtois des chansons médiévales, où on charme la belle avec des écrits. On est dans une forme différente de la séduction de nuit, où l’inhibition par l’alcool joue un rôle majeur, et où les informations échangées sont de piètre intérêt. Restent les rencontres parfaitement fortuites, sans volition à la base d’une partie ou d’une autre d’obtenir une quelconque faveur. Il m’est arrivé à plusieurs reprises d’avoir des coups de cœur avec des nanas du net…
Par rapport à la franchise, c’est toujours délicat d’annoncer la couleur de façon crue. Il faut comparer ça a un emballage, même pour un "plan cul", une fille aime se dire que son partenaire est quelqu’un d’intéressant, qu’il lui a dit de jolies choses. Maintenant, c’est vrai que beaucoup de filles ont l’espoir qu’il y ai un suivi à la relation physique de la première nuit. J’évite de trop jouer avec cette ambiguïté, et fait comprendre "en douceur" qu’il ne faut pas s’attacher. C’est pas évident, en étant trop cash, même des femmes éventuellement disposées vont s’enfuir, et en étant trop ambigu, on arrive à faire miroiter un plan love, ce qui amène fatalement tôt ou tard à une situation très inconfortable où il faut faire une "pseudo-rupture". Après, c’est vrai qu’à mes débuts je me faisais toujours avoir, avec une nana qui mettait la pression et moi qui, par confort, laisser filer la situation. Bon, j’avoue c’est pas terrible, mais il ne faut pas tout imputer au garçon, dans une relation il est primordial de prendre la température de son partenaire. Les filles qui s’enflamment et mettent la pression ne sont tout simplement pas suffisamment à l’écoute de leur partenaire. Si elles étaient plus attentives à de nombreux signaux, elles sauraient à quoi s’en tenir. Mais bon, la passion a tendance à occulter ces jugements rationnels, et côté garçon, c’est la même histoire, j’en ai fait les frais jusqu’à récemment, où par excès de confiance, je me suis enflammé sur une fille qui me plaisait, ce qui a eu pour effet mécanique un silence radio de sa part. Pour ma défense, je ne pratique pas le silence radio. Si une femme a besoin de me parler, de me voir, pour atténuer sa détresse, je suis toujours présent. Je me considère comme en partie (en partie seulement) responsable de ce malaise, et donc aime bien penser que la femme s’éloigne dans de bonnes dispositions. En général, ces femmes finissent souvent par me pardonner de les avoir fait espérer.
Est-ce que tu n’as pas parfois l’impression que ta vie est vide, que tout est vain et que continuer à coucher sans cesse n’est qu’une façon de compenser et de te sentir vivant ?
Si bien sûr. Coucher à tout va est une façon de ne pas faire face au vide existentiel, mais une façon comme une autre. Les questions cruciales se présentent naturellement dans les moments de vide. Avant je vivais très bien la solitude, parce que je vivais en province. Depuis que je suis dans la capitale, le fait d’être entouré en permanence de monde accentue la sensation de solitude, qui est supportable dans un environnement plus calme. Mais c’est coucher comme ça peut être une autre activité comme faire de la musique. Avant, je passais beaucoup de temps à faire de la musique. Et si je fais pas ça, je trouve autre chose à faire. Rester à rien faire c’est insupportable pour moi. Je travaille la dessus. En tout cas, coucher, c’est une activité que je mets sur le même plan que n’importe quelle activité qui fait appel à un certain nombre d’aptitudes sensorielles, cognitives, etc…
Nous vivons dans une société qui vire à l’individualisme et le fait d’être en couple c’est aussi faire des concessions est ce que cela te rebute ?
Il ne faut pas trop faire de concessions. On en arrive à se faire marcher sur les pieds. Si chacun fait un nombre équivalent de concessions, alors ok, on est dans un fonctionnement sain du couple, mais comment évaluer où se situe le juste milieu ? Il est important de parler beaucoup, pour désamorcer au plus tôt les tensions qui peuvent apparaître. La communication, c’est essentiel dans le couple. Je ne suis pas rebuté dans les concessions à faire, j’en fais systématiquement, même trop. Je sais ce que c’est que de vivre un déséquilibre dans les concessions que l’on fait à l’autre. Pour ma part, j’adore communiquer, et je pense être justement ouvert au dialogue. Comprendre l’autre, ses attentes, c’est primordial pour moi.
Voilà mes amis la fin de cette interview fort passionnante ! Alors je sais que vous allez bondir à certaines de ses réponses je vous connais un peu
Alors allez y, commentez mes amis


