Et oui je connais un Don Juan et même que c’est mon interviewé du jour
En 2 articles même au vu des réponses détaillées ^^ ! J’ai trouvé ces confidences honnêtes et je me dis que ses réponses peuvent peut être nous aider à mieux comprendre ces messieurs qui enchaînent les rencontres, les histoires sans lendemain, mais qui au fond d’eux ne désespèrent pas de rencontrer celle qui les fera stopper cette façon de vivre ! Chacun a le droit de mener sa vie sexuelle/sentimentale comme il l’entend, on se doit de respecter ça, on peut ne pas être d’accord ou ne pas comprendre bien sur, mais chacun sa vie !! On est donc tous d’accord sur ce point, maintenant place à l’homme : Damrick Snoïtz ( c’est un pseudo évidemment !)
Moi MissBavarde : Présente-toi en quelques mots :
DS : Jeune homme d’une trentaine d’année, parisien, cadre, célibataire. Profil courant et très typique en somme. A cela prêt que j’ai couché avec 130 femmes à ce jour.
Tu as une réputation de Casanova, qu’est ce qui t’a poussé à vouloir coucher avec un certain nombre de filles ? Est ce un pari en étant jeune avec des potes par exemple ou bien juste les évènements qui ont fait que tu as enchaîné les histoires ?
Peut on parler de réputation ? Certes mes agissements sont sans doute répercutés au delà de mon cercle relationnel, mais il faut resituer les choses. Le fait d’avoir des partenaires multiples est relativement courant de nos jours. Disons que je suis un peu plus gourmand que la moyenne. Il n’y a pas de pari la dessous, éventuellement le contre coup d’une forme de pression sociale morale. Mais à la base j’aime les femmes, j’aime les relations charnelles. J’ai eu une période très active en 2009/2010, dans un contexte quasi-libertin.
Le fait qu’on puisse t’appeler Casanova, Don Juan du fait de tes très nombreuses conquêtes te dérange t-il ?
Au contraire, ce sont des personnages emblématiques de la séduction et du désir. Mais il s’agit de figures différentes. Casanova était un jouisseur qui a réellement existé, et à qui on prête 142 conquêtes. A cela près que cela lui a pris 73 ans (certes il n’avait pas internet). Don Juan était dans la transgression des codes moraux. Le consentement potentiel était pour lui sa source principale de plaisir, sans qu’il soit besoin de concrétiser ce consentement par une étreinte physique. Don Juan l’espagnol désire le corps spirituel, Casanova l’italien veut la chair. Je me situe à mi chemin entre les deux.
As-tu déjà eu des histoires sérieuses ?
Si on parle de vie commune et de relation longue, j’ai habité 7 mois avec une fille, ça s’est terminé il y a un an de façon catastrophique.
As-tu déjà été amoureux ?
Grande question, et pour savoir il faudrait s’entendre sur ce qu’est l’amour. Pour moi il y a plusieurs façons d’aimer, qui déclinent d’un idéal, l’amour avec un grand A, qui a mon sens ne peut être qu’unique, absolu et éternel. Je pense que cette conception quasi religieuse de l’Amour est impérative pour bien savoir de quoi on parle. Les formes d’amour courantes dérivent à mon sens de cette conception initiale, mais pire, souvent des formes d’attachement affectifs osent s’appeler "amour". Si on s’en réfère à la conception première de l’Amour, ça m’est arrivé à 18 ans. Ca ne peut arriver qu’une fois dans une vie parfois jamais. Ensuite, sous ses formes courantes, socialement compatibles, j’ai aimé à plusieurs reprises. Dire combien de fois est compliqué. Je serai tenté de dire que je les ai toutes aimées d’une façon ou d’une autre. Si on met de côté l’amour purement charnel, et que je garde celles avec qui j’ai eu un vécu émotionnel ou intellectuel supérieur à la moyenne, je peux dire que j’ai été amoureux à une douzaine de reprises.. souvent de filles inaccessibles dans mon imaginaire. Cela va bien sur dans un sens œdipien.
Qu’est ce que ça t’apporte de coucher avec autant de filles ?
Souvent pas grand chose. Quand ça se passe bien, une diminution du niveau de stress, une sorte de plongeon psychologique, semblable sans doute à ce qu’éprouve un junkie qui vient de s’injecter sa dose. Parfois c’est vraiment pas terrible, quand il n’y a aucune connexion émotionnelle, ou quand la fille a une attitude qui me semble décalée par rapport à la situation.
Penses-tu connaître les femmes ? Ce qu’elles veulent, désirent… ?
Oui et non. Certes il y a des "trucs" qui fonctionnent, que j’ai assimilé au fur et à mesure, mais la recette magique n’existe pas. Chaque femme est un voyage, chaque corps est un pays. Parfois c’est le Tiers Monde, parfois c’est Monaco.. les désirs des femmes sont insaisissables mais je pense que la façon de penser des femmes est voisine de celle des hommes. Apprendre à se connaître, c’est apprendre à comprendre les femmes.
Pourquoi n’essaies tu pas de rester avec les filles avec lesquelles tu couches ?
Là on touche le côté obscur de la personnalité des garçons. D’abord, ça m’arrive de temps en temps d’avoir envie de me caser avec une de mes rencontres. En général, j’ai tendance à paniquer et il ne se produit rien. Dans certains cas, je m’en sors bien et je couche avec … mais les filles fonctionnent comme les garçons. Elles vont garder en souvenir le connard qui les saute puis les jette, et jouer au gentil garçon réglo, c’est pas sexy. Donc je dirai que les filles avec qui j’ai envie de rester n’en ont pas envie, et réciproquement.
Est ce qu’une fois casé, tu seras vraiment fidèle ou pas ?
J’en suis capable, plus sans doute que la plupart des garçons qui n’ont pas mon expérience, parce que je sais la valeur que revêt l’exclusivité. Mais c’est à moi de décider quand est ce que je le serai. Il ne doit pas s’agir d’une obligation, mais d’une volonté qui part de l’intérieur. Quand une femme me met la pression pour être la seule, je pense qu’elle n’a pas compris comment cela fonctionnait, qu’on ne pouvait rien exiger d’un homme mais la seule solution est de lui donner envie d’être la seule.
Que penses-tu des femmes ? Quelle image as-tu d’elles ?
Je pense que la nature est injuste. Il y a des inégalités sociales et des inégalités physiques. Et s’il est possible de lutter contre les inégalités sociales, d’atténuer leur violence, bien que certains y voient un intérêt, les inégalités physiques sont elles, immuables. Il y a des jolies filles, et il y a des filles moins attirantes. Cela a une influence sur leur tempérament, leur façon d’être. C’est cruel à dire mais les relations affectives et sentimentales fonctionnent sur la loi de l’offre et de la demande. Je pense que ce n’est qu’une fois qu’on a intégré et accepté cette réalité qu’on est en mesure de saisir ce qu’il y a derrière le masque. En effet, pour connaître quelqu’un dans ses sphères vraiment intéressantes, il faut enlever une succession de couches dont la personne n’a pas forcément conscience, et parfois il est impossible de passer outre certaines attitudes. D’ailleurs plus le temps passe, plus la carapace des gens est difficile à percer. Il y a deux possibilités, percer au marteau piqueur, ou alors se faufiler entre les failles, le but étant d’atteindre le cœur. Je vois en la femme un être vivant comme un homme, je ne pense pas quelque chose de fondamentalement différent sur la nature des femmes et des hommes. Le fonctionnement de la société est très compliqué pour elles, sans doute plus que pour les hommes. A la prison morale sexiste héritée de siècles d’évolution, s’est substituée au fur et à mesure de l’émancipation au cours du XXème siècle, une prison de l’image, diamétralement opposée. Les femmes actuelles sont soumises à des injonctions sociales paradoxales, et je pense que tout ceci est particulièrement perturbant pour elles. Je pense que le rôle d’un homme de bonne volonté est de comprendre les difficultés humaines que peuvent avoir les femmes dans leur vie, et de les accompagner de façon compréhensive à ce niveau. Nous sommes nombreux, hommes comme femmes, à être largement dominés par les clichés sexistes intrinsèques à notre monde. Le dimorphisme sexuel est un élément fondamental dans la genèse comportementaliste de la société, d’aucun disent que le fondement de l’intelligence puise ses sources dans la prise de conscience de ce dimorphisme sexuel. L’accepter, c’est commencer à s’accepter, et s’accepter c’est accepter l’autre, et donc se mettre dans des bonnes dispositions pour une vie commune harmonieuse.
N’as-tu pas de regrets parfois sur ton comportement vis-à-vis d’elles ?
Regrets ou remords ? Des regrets, beaucoup. Regrets de pas avoir su trouver les mots justes au bon moment, regret de pas avoir assez su comprendre les attentes de certaines, parce qu’emporté dans le tourbillon des interactions. Des remords moins. Certes j’ai fait des choses pas terribles mais trancher le bien du mal est quelque chose de complexe. On peut parfois avoir des remords alors qu’il n’y avait pas lieu d’en avoir. Si on se focalise sur l’exemple de l’infidélité, admettons que par accident tu trompes ton compagnon, tu vas avoir des remords, mais en fait tu ne le sais pas mais il te trompe depuis belle lurette. Inconsciemment tu savais à travers ses signaux, mais ne parvenant à formaliser la trahison, la lutte entre ton conscient et inconscient a abouti au fait que tu le trompes. Puis, prise de remords, tu vas lui avouer et lui, trop heureux de l’aubaine, te quitte dans la foulée, sur ce prétexte, te laissant avec ta mauvaise conscience. Bref, j’ai fait des choses sans doute hautement critiquables, mais n’ayant pas les réponses à ce qui a pu m’amener à le faire, il ne m’apparaît pas indispensable de me morfondre dans la culpabilité.
Ne crois tu pas que coucher avec plein de nanas sans jamais t’attacher vraiment ne te protège pas des risques d’une vraie relation amoureuse (sentiments, tristesse éventuelle si l’histoire ne fonctionne pas…) ?
Au contraire, je suis un garçon sentimental, et je m’attache très facilement. Quand un de mes espoirs est déçu, j’en conçois souvent de la tristesse. C’est une façon de me protéger que de coucher à tout va.
Ici s’arrête la première partie de l’interview. Surtout n’hésitez pas à commenter (et pas d’insultes hein ici on respecte la vie des autres mais je sais que vous êtes trop bien pour ça mais je voulais préciser quand même) et mon interviewé du jour devrait pouvoir répondre je pense, ça serait intéressant. La suite arrive très bientôt