Parler sexualité aux ados est ce si difficile ?

D’après ce que vient de dire David Pujadas sur France2, 66% des jeunes filles de 14 ans d’aujourd’hui restent persuadées qu’on ne peut pas tomber enceinte lors du premier rapport sexuel. Je suis je l’avoue vraiment étonnée et limite choquée de ce chiffre si élevé ! Apparemment parler sexualité à ses ados n’est pas si évident que ça. Alors ma copine la peste a abordé ce sujet sur son blog ICI enfin c’était plutôt défendre le droit à l’information de la sexualité auprès des jeunes. Car je pense qu’en partie ça manque cruellement pourtant ce n’est pas un sujet difficile à aborder mais sûrement encore tabou de nos jours !!

Car faut reconnaître que si certains jeunes ont la possibilité, voire la chance de pouvoir en discuter librement avec leurs parents, famille ce n’est pas le cas pour tous. Il faut quand même avouer que parler sexualité à 15 ans à ses parents n’est pas forcément chose facile… Ces jeunes doivent se sentir gênés d’aborder ce sujet si jeune ce que je peux comprendre, dans ce cas là ils peuvent aller dans les centres de planning familial mais je ne suis hélas pas certaine qu’il y en ait dans toutes les villes et que tous les jeunes sachent tout simplement que ça existe. J’ai commencé à parler de ça sur ma page Hellocoton avec mes copines blogueuses (Anah-Addict, Chouppyenette, Daydream, Memy, Ingrid, ou encore ma copine Bernadette)… Et là quelle surprise quand Chouppyenette après avoir fait un stage dans un planning familial me dit ce qu’elle a entendu : Et puis la pilule protège des MST, et si ont peut pas prendre la pilule et bien celle du lendemain est efficace à chaque fois (sans détruire l’organisme), et puis si on est enceinte pas grave on peut avorter, et puis la méthode dites du « retrait » marche à tous les coups ! De toute façon un bébé ça pleure presque jamais, et n’a aucun coût. Et ce n’est pas tout, voilà ce qu’Annah a découvert en traînant sur les forum : …des nanas sur des forums qui demandent « est-ce que quand on est enceinte le bébé peut tomber enceinte si on fait l’amour? mon médecin m’a dit que non mais j’ai des doutes » et qu’une autre nana lui répond « si c’est possible mais que si le bébé c’est une fille! » 

On croit rêver n’est ce pas ? Et hélas ce n’est pas tout, beaucoup d’adolescentes se retrouvent enceintes à la sortie du lycée, certaines sans le vouloir, je dirais même la majorité ! Moi même j’ai eu une copine de lycée qui est tombée enceinte l’année qui a suivi le bac, car elle ne s’était pas protégée lors de son premier rapport, pour elle, il n’y avais pas de risques ! J’hallucine quand je vois que ces adolescents croient tout savoir mieux que les autres, veulent grandir plus vite que le mouvement et ne connaissent rien sur ce qui me semble le plus important : leur sexualité ! Alors certains lycées font venir des médecins, des infirmières pour venir dans les classes montrer comment on met un préservatif, à quoi sert la pilule ou la capote, les risques lors des rapports non protégés etc etc et je trouve ça génial… Ca devrait même être obligatoire dans l’enseignement, après ça touche leur santé ! On a bien des cours de biologie qui nous parle de la reproduction, pourquoi pas suivre des cours sur la sexualité pour aussi décomplexer nos jeunes car lors du reportage aux infos de ce soir, j’ai remarqué que la plupart se posent plein de questions mais se sentent idiots et font comme si ils savaient  de quoi ils parlent et ne veulent pas aborder le sujet avec leurs parents car ils se sentent trop mal à l’aise. Est ce que se sont les parents qui doivent lancer le sujet en premier  ? Histoire que leurs jeunes sachent qu’ils peuvent leur en parler à tout moment, sans honte… Hélas je me dis que dans certaines familles et pas forcément les plus démunies les parents eux mêmes ne sauront pas quoi répondre à ces questions qu’ils peuvent trouver outrageantes, choquantes ce que vous voulez. Je m’insurge contre ça, la sexualité n’est pas un sujet tabou, si on ne parle pas de ça entre nous, comment on protégera nos jeunes des maladies, des grossesses et de leur manque de savoir sur leur sexualité ?

Moi même je ne me souviens pas qu’on nous est montré comment se mettait un préservatif, on nous en a parlé mais aucune démonstration, j’ai appris sur le tas, et je me suis sentie bien conne quand je me suis retrouvée avec ce truc dans les mains et mon mec en face à l’interroger du regard ! J’aurais bien aimé savoir ou avoir pu m’entraîner sur une banane tiens 🙂 Pourtant même si la plupart des jeunes lors de ces « cours » n’arrêtent pas de pouffer dans leur coin, de rire sûrement dû à leur gêne vis à vis de ça, je me dis qu’ils écoutent quand même et sont attentif du moins je l’espère ! Mais si les parents refusent d’aborder ce thème avec leurs enfants, je me dis qu’ils devraient pouvoir en parler au lycée, à quelqu’un comme une infirmière ou un professeur après tout ? Mais ont ils assez confiance dans le corps enseignant qui je pense doit être habilité à les écouter et les conseiller ! Peut être une infirmière est elle plus à même de jouer ce rôle là car elle ne les connait pas comme un enseignant par exemple. La peur d’être jugé par l’autre ne freine t il pas nos jeunes ? Et même entre eux, ils roulent des mécaniques, parlent de sexe à longueur de temps histoire de se sentir important mais ne dit on pas que c’est ceux qui en parlent le plus qui en font le moins ? Entre eux ils ne doivent pas oser aborder ce sujet délicat, c’est dommage ils pourraient aller chercher les infos ensemble, ça dédramatiserait l’action de poser des questions et ils apprendraient à plusieurs. L’âge moyen du premier rapport est toujours de 17 ans ce qui est bien, enfin je crois… Je me demande comment je ferais pour parler de ça à mes enfants, quels mots j’emploierais etc… mais ce que je sais c’est que ce ne sera jamais un sujet tabou.

A l’heure où l’information prime dans notre société par un très grand nombre de médias dont internet est je pense le principal, je suis étonnée de voir que nos ados sont encore ignorants en ce qui concerne leur sexualité. On vit dans un monde moderne, où la sexualité n’a pas lieu d’être un sujet tabou. On pourrait aussi se demander la place des pornos dans la vision que les ados ont de la sexualité car je crois que la plupart d’entre eux en ont déjà vu un et se base sur ce genre de films en se disant que le sexe ressemble à ce qu’ils voient dans les films. Mais ça c’est un autre débat !!

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63 commentaires sur “Parler sexualité aux ados est ce si difficile ?

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  1. Ah la la c’est un truc de dingue ça quand même.. pour ma part je suis hyper à cheval sur la contraception, ça fait deux ans que je prend la pilule, je ne l’oublie jamais et hors de question d’oublier le préservatif même si je prend la pilule. J’ai une peur panique de tomber enceinte alors que je me protège à mort (j’ai déjà fait des test de grossesse parce que j’étais hyper stressé alors que ça n’avait pas lieu d’être mais c’est de ma santé mentale dont il s’agit là, rien à voir!). A côté de ça, j’avoue être pas mal informée sur la contraception, le sexe en général et quand je vois des aberrations telle que celles qui ont été cité, je suis sur le cul car pour moi ça tombe sous le sens!

    1. pareil que toi, ma pilule c’est mon sésame même célibataire je la quitte pas on sait jamais, une grossesse spontanée par ex 🙂 ah bon ça existe pas ?? 😀 non sérieux, je suis assez au fait de la contraception aussi et des tests aussi que j’ai fait y a pas longtemps c’est important… et mince j’ai oublié de parler de l’expo sex and the city qu’il y a à paris en ce moment et qui est aussi a solidays, c’est genial mais interdit au moins de 16 ans je crois

  2. J’ai eu le cours au collège et à nouveau au lycée et pourtant, y en a toujours qui n’écoutent rien et restent sans savoir l’essentiel… Mais je suis choquée aussi par ce chiffre… Et par les commentaires entendus au planning familial aussi !

  3. Scotchée par ton article qui mériterait d’être dans un grand journal ! Merci beaucoup de m’avoir citée :). Tu as tellement raison sur tout ce que tu dis, j’ai beaucoup aimée ta conclusion, oui malheureusement je pense que la sexualité est taboue, et que les jeunes et bien sont mal ou pas du tout informés. C’est malheureux aujourd’hui avec tous les moyens qu’on a d’en arriver à une grossesse à l’âge de 16 ans, mais c’est de plus en plus fréquent. Simone Veil nous a obtenue avec tant de courage, le droit sur notre corps, rendons hommage à cette grande femme qui n’a pas eu peur, en favorisant l’accès à la prévention et à l’éducation à tout ça.

    Merci à toi pour cet article, plus d’une adolescente devrait le lire !

  4. J’imagine même pas ce que ça fait d’être si peu renseignée, ni même comment ça peut être possible… Il faut dire que mes parents m’avaient acheté un bouquin là dessus quand j’avais 10 ans à peu près. Un livre pour enfant, très bien fait, avec des images explicatives sans être choquantes. Et puis au cours de 5e, on nous a tout bien expliqué, depuis ce jour, j’ai toujours un préservatif dans mon porte feuille. Juste « au cas où ». On dirait que je fais partie des chanceuses, dites….

  5. Comme on l’a dit tout à l’heure, il faut que tout le monde y mette du sien, les parents, l’école, et les jeunes. Et pas seulement les filles, les mecs se sentent souvent hors de danger …
    En tout cas je ne lâcherai pas mon petit frère, mes petites cousines et mes petits cousins. S’ils ne veulent pas en parler à leur parents, ils le feront avec moi, c’est déjà ça.
    Et la question de la place du porno dans les sexualités des jeunes est très intéressante !

    1. pareil mes petits cousins je le leur ai dit si vous avez des questions venez me voir si c’est trop dur d’en parler a vos parents bien qu’ils soient super ouverts d’esprits parfois c’est difficile parce que se sont les parents en fait !! les mecs valent pas mieux que les filles en tout cas

  6. C’est super que tu abordes le sujet. A 15/16 ans, pas facile de parler de sexe avec ses parents mais, et je pense avoir de la chance d’avoir pu en parler assez librement chez moi, mes parents nous ont expliqué très tôt ce qu’était la reproduction, l’amour etc., donc c’est beaucoup moins difficile d’en parler avec eux quand on aborde le sujet dès l’enfance si je puis dire.
    Je me rappelle aussi que je lisais quelques magazines pour ados où t’avais une double page consacrée à la sexualité et où une sexologue répondait aux questions des jeunes filles. Je trouvais ça pas mal, je sais pas si ça existe encore… J’imagine que oui, mais j’ai l’impression qu’on lit moins de magazine qu’à notre époque, et ce qu’on peut lire sur les forums est effectivement parfois très choquant…
    En tout cas, si t’as des jeunes filles qui se posent des questions dans ton lectorat (ou des parents qui savent pas comment aborder le sujet), j’espère que ça les poussera à en discuter autour d’elles. On dramatise souvent tout ce qui touche au sexe en en faisant un sujet tabou, mais c’est tellement important. Tellement important d’être bien entourée au début de sa vie sexuelle notamment. Tout le reste en découle 😉

  7. Ton article est juste… Génial!
    J’ai 19 ans, je suis jeune et JAMAIS je n’ai réussi à aborder ce sujet avec mes parents. Et, à vrai dire, je n’ai jamais même pu leur parler de la puberté. Je me suis informée moi-même, sur les règles, la contraception, les rendez-vous chez le gynéco, les remboursements au niveau de la contraception, les bons réflexes, … Sur TOUT, TOUTE SEULE. Je n’avais pas de planning familiale à proximité et mon école était très très… Catholique. Les seuls cours basés sur ce sujet étaient ceux de sciences sur la puberté (et ne nous informaient pas de grand chose).

    Et maintenant, je ne sais toujours pas en parler avec ma mère qui reste complètement bloquée sur ce sujet. A croire qu’il lui est impossible de se rendre compte que sa petite file grandit… Heureusement, j’ai toutes les informations nécessaires, j’ai posé des questions à tout les médecins/pharmaciens/psychologues (si si) que j’ai pu rencontrer. Mais je suis certaines que beaucoup vivent le même genre de relation avec leurs parents et ne prendront pas la peine de chercher plus loin que le bout de leur nez et continueront à penser que la pilule protège de tout.

    Et contrairement à ma maman, je ne considère pas le sexe comme un sujet tabou. Loin de là. Je me suis d’ailleurs toujours dit que, le jour où ma filleule devra en parler mais n’y arrivera peut-être pas avec ses parents, elle saura que je suis toujours là pour elle. Et, si j’ai des enfants un jour (ce qui m’étonnerait ahaha), je ne veux absolument pas qu’il y ait cette barrière gênante entre eux et moi.

    Enfin, désolé pour le roman, mais ton article est vraiment chouette! Merci.

    1. pas de souci 🙂 et ravie que ça t’ai plu ! Je pense aussi que la génération de nos parents selon l’éducation qu’ils ont eu voit le sexe comme tabou car on leur appris que ça l' »tait et l’ouverture d’esprit n’est pas toujours simple et voir que les enfants grandissent peut faire peur… mais plutôt que de se taire ça devrait les pousser à se renseigner et à en parler… ça serait bon pour toute la famille je pense et je trouve que tu as eu une démarche super ce qui ne doit pas être le cas de beaucoup de jeunes comme tu le dis si bien… bravo à toi 🙂

  8. J’ai vu le même reportage que toi et j’ai été super choquée aussi; à mon époque il me semble qu’on était bien plus informées; on avait régulièrement des cours d’éducation sexuelle, 3 par année c’est navrant! Peut-être que parce qu’à l’époque, on était en pleine années SIDA, je ne sais pas? Ou peut-être qu’on est plus avancé là-dessus en Amérique du Nord?
    En tout cas c’est consternant 😦

    1. moi j’avais très peu de cours et j’ai entendu parler du préservatif à cause du Sida justement mais pas avant… comme quoi même dans un société moderne comme la notre ce genre d’enseignement n’est pas forcément bien intégré

  9. (Je crois que c’est dans la même étude qu’un chiffre m’a beaucoup fait rire, on demandait aux étudiants comment il se protégeait lors de leur rapport, 14% des filles disaient ne pas avoir de rapport contre 19% des garçons, on aurait tendance à inverser. Ca m’avait amusée.)

    Dans ma famille, on n’en a jamais parlé. On est très pudique sur le corps et les sentiments, cependant j’ai écouté en bio et je me suis renseignée dans des sources fiables diverses que je mettais en relation au lieu de me renseigner sur le forum Doctissimo ou Yahoo Question et d’écouter le premier venu (fin en même temps ça n’existait pas).
    Au risque d’être mal comprise, j’ai parfois plus l’impression que cela relève plus de la bêtise ou de l’indifférence ce manque de connaissance, plutôt que d’un manque d’information. Surtout avec Internet aujourd’hui, tout est écrit et détaillé en long et en large, il suffit de chercher…

    Sauf que comme tu dis, veulent grandir trop vite et faire comme les grands sans comprendre les tenants et les aboutissants. J’ai peur qu’ils ne se disent « au pire il y a l’IVG ou la pilule du lendemain! ».

    1. et c’est exactement ce qu’ils disent et oui il y a la bêtise aussi… attends pourquoi ils iraient perdre du temps à se renseigner de toute façon ça n’arrive qu’aux autres !! ça fait peur

  10. Comme dit le Doc « quand j’ai des mères qui ne savent toujours pas prendre la pilule, je me fais du soucis pour leurs filles… »
    Les cours au collège? Certains écoutent, d’autres gloussent et n’écoutent rien….
    Si tu savais ce qu’il me raconte parfois, je suis mortifiée!

    1. j’imagine que ça doit faire peur effectivement… au moins les trolls n’auront pas ce souci chez eux et ça c’est bien !! des mères qui ne savent pas prendre la pilule non mais merde quoi !!

  11. Moi je pense que c’est particulier à la génération d’aujourd’hui. Moins ils en savent plus ils sont heureux ! Je suis pas beaucoup plus vieille et chez moi on est catholique donc hors de question de parler sexe en famille et pourtant je savais toute ces choses sur le sexe. Bon je ne savais pas comment on faisait (je me suis rattrapée depuis c’est promis :)) mais je savais que le préservatif était obligatoire par exemple !
    Il y a deux ans j’ai organisé une journée contre le sida dans mon ancienne ville et j’avais demandé de l’aide à des jeunes d’un lycée (journée bénévole obligatoire). Il fallait que ces jeunes parlent et soient en contact avec des séropositifs (sur scène, comme une petite pièce de théâtre) pour montrer qu’il faut arrêter la stigmatisation. Eh bien quelle a été ma surprise quand environ 80% des lycéens ne voulaient parce qu’ils me disaient que « si ils embrassaient un séropositif ils auraient le sida à leur tour ». Ils sont cons ou quoi ?
    Aujourd’hui il y a internet et l’info va très vite mais il semblerait que nos jeunes générations ne souhaitent pas attraper l’info au vol. Ils pensent que le sexe est un jeu et que rien ne peut leur arriver.
    EX: une gamine que j’ai gardé m’a demandé si elle pouvait tomber enceinte en pratiquant la sodomie. Cette gamine avait 15 ans. Selon moi, soit elle est très conne, soit elle n’a jamais assisté à un cours de sciences de toute sa vie et ne connait donc pas le corps humain. A 15 ans c’est dramatique !

    1. c’est très dramatique et déjà à 15 ans parler sodomie je suis choquée mais je dois être old school apparemment non ? en tout cas ton initiative est géniale je trouve bravo mais quand on voit ce que tu as observé c’est affligeant !!

  12. c’est triste de voir qu’à notre époque, y a encore des jeunes qui ne sont pas correctement informés.
    Par contre ils ont beaucoup d’imagination quand même ^^, parce que le coup du bébé qui tombe enceinte….mouarf!

  13. En fait ce qui est difficile en soi, ce n’est pas tant d’en parler… mais de trouver le juste moment… celui qui n’arrive ni trop tôt et pour lequel ton ado. va te regarder en se disant « Quoi, elle veut déjà !!! que je couche avec un gars ou une fille (selon) ??? », ni trop tard pour que ce soit toi qui te dise « Quoi ??? il/elle l’a déjà fait… et j’ai rien remarqué !!! » (sous-entendu, je le/la sentais pas prêt(e) et j’ai rien vu arriver !!! Et surtout trouver les bons mots, sans avoir l’impression d’être une donneuse de leçon… et vieille rabat-joie.
    Je parle en connaissance de cause… J’ai une ado. de 15 ans… Bien sûr on a parlé librement de la puberté… et ses conséquences… mais pas toujours facile-facile de parler sexualité avec ses enfants, même si on est pas coincé du cul 😉
    Heureusement, elle a des grandes cousines à qui elle peut poser des questions plus facilement !!!

    1. oui ça je comprends que ça soit difficile en tant que parents et même en tant que jeune d’en parler, il doit y avoir une certaine gêne par contre ce qui est bienc ‘est que dans leur entourages ton ado sache vers qui se tourner 🙂

  14. moi, j’ai appris avec des magazines (OK Magazine, ça me rajeunit pas !) que ma mère m’achetait. du coup, j’étais très bien informée, sans tabou et je savais que j’aurais pu en parler à ma mère si besoin.
    ma cousine a mis des préservatifs à disposition pour ses filles (15 ans et 12 ans) dans la salle de bains au cas où mais je suis pas sûre qu’elle ait pris le temps et les mots qu’il faut pour vraiment en parler avec elles… çà devrait être obligatoire au collège, même s’ils ricanent bêtement, çà permettrait d’éviter des drames

  15. J’avais lu le forum où la fille demandait si son bébé pouvait etre enceinte et la réponse « seulement si c’est une fille » était une réponse ironique, bien sur. C’était sur Doctissimo le bien-nommé, d’ailleurs, si je me souviens bien.
    J’ai toujours su comme la sexualité fonctionnait parce que ma mère m’en avait parlé et elle l’a fait très tôt, en fait, elle m’a tout expliqué au moment où j’allais avoir mes règles. J’ai donc su tout de suite qu’à partir du moment où j’avais mes règles, je pouvais potentiellement tomber enceinte. Ce n’est quand meme pas compliqué de comprendre comment ça fonctionne et qu’on ne tombe pas enceinte en pratiquant une fellation.
    Par contre, j’avoue que pour le préservatif, je serai une piètre enseignante pour mes enfants (dans l’hypothèse où ils me demanderaient des cours) parce qu’on en a jamais utilisé avec leur père. On était vierges tout les deux et on n’a jamais été voir ailleurs… On a tenté une fois parce que j’avais oublié ma pilule mais il s’est craqué. On a flippé quelques jours puis j’ai eu mes règles, ouf !

  16. Il est vrai que moi la situation est différente, j’ai 3 garçons de 16, 17 et 21 ans. Je sais pas ce que tu en penses
    mais je pense que c’est plus facile. Je n’ai jamais eu de problème avec eux pour parler sexualité. Depuis longtemps
    j’ai créé la boite à capote à la maison, il y en a toujours dedans, c’est moi qui m’en charge. Je ne veux pas savoir qui,
    en prend et combien, pour moi l’important c’est qu’il se protège et qu’il protège par la même la jeune fille.
    Je suis contente que tu parles de ça, moi sur mon blog spécialisé pourtant ado, je ne sais pas comment en parler
    sans choquer, car je peux te dire que certains parents dès que je dérape un peu pour eux, j’ai de beaux mails
    bien saignants. Alors je suis preneuse d’idée pour arriver à faire passer certains messages aux parents trop coincés,
    et il y en a malheureusement plus que l’on ne croit.

    1. peut être qu’en faisant des trucs à l’école des tes enfants ça serait bien non ? ton idée de boîte à capote je trouve ça cool c’est très bonne chose et les parents je pense ils sont coincés pour la plupart non ? merci de ce commentaire

  17. J’ai eu la chance d’avoir une mère qui n’avait aucun tabou. Une question, elle répondait honnêtement, en fonction de notre âge.
    Mais depuis que je suis prof, j’entends des choses qui font peur.
    Je ne suis pas tout à fait d’accord quand tu dis qu’à l’école il devrait y avoir des cours. Ce n’est pas à l’école d’éduquer les enfants. C’est aux parents. Et de ce côté-là, il y a un gros manque! Quand on voit que des parents sont ignorants de la sexualité, des maladies, ça fout les boules!
    Il faudrait qu’il y ait davantage d’infirmières scolaires (dont les postes disparaissent peu à peu, horaires réduits, etc. Vive les économies) et qu’elles reçoivent les collégiens et lycéens par petits groupes, etc.
    Je pourrais écrire un article de tout ce que j’entends depuis 4 ans et demi, de la part des enfants et de la part des parents!

  18. Pour ma mère c’était un vrai tabou et ça ne m’a vraiment pas aidé. Elle n’a jamais pu m’expliquer que ce soit la contraception, les règles… Toutes mes amies collegiennes semblaient au courant de pleins de chose et en parlaient librement ; tandis que moi je n’osais avouer mon ignorance… Il a fallut que j’attende les cours de SVT pour savoir et comprendre. Heureusement nous avions une super prof de SVT qui nous avaient tout bien expliqué, mais je rejoint les commentaires précédants ou les parents devraient expliquer tout ceci à leurs enfants.

  19. J’ai travaillé longtemps avec des ados et au final, peu de parents abordent ce sujet de la sexualité avec leurs enfants, comme si c’était tabou, pas propre, pas si, trop ça. Le planning familial me tient à coeur en cela qu’il prend le relai quelque part mais ce n’est pas suffisant. Je trouve bien que l’on parle désormais d’éducation sexuelle au collège, au lycée, on progresse, même si ce n’est pas encore suffisant non plus. Chouette article !

  20. Perso mes cours au collège et lycée étaient bons. Mais, et c’est le hic, mes camarades de classe eux, étaient à moitié cons.
    Du coup, moi j’écoutais captivée, eux gloussaient bêtement sans écouter. Les mecs pensant tout savoir en matant du porno, les filles étant soit idiotes (« j’écoute pas, c’est sale » ou « hi h hi ») soit crétines (« moi je sais tout, mes copines m’ont trop raconté »).
    Et puis j’étais déjà assez au point en primaire, j’avais des copines bien plus âgées.
    Un truc est sûr, si j’ai des enfants, ça ne sera pas un sujet tabou et je me charge de tout leur expliquer (avec les mots adaptés à leur âge et leur capacité de compréhension), pour que ça soit un sujet comme un autre qu’il est bon de connaître.

  21. Hello,
    J’ai découvert ton blog grâce à Annah-Addict. Et franchement je ne regrette pas.
    J’ai lu tout ton article, et tout ce que tu dis est vrai. C’est triste, mais c’est vrai. J’ai presque 15 ans, donc, je suis au collège, et l’année dernière on a eu le droit à un court sur la contraception etc.. C’est utile, c’est vrai. Et comme tu l’as dit les adolescents ne se rendent pas compte du risque qu’ils courent quand ils ne se protègent pas! Et je me souviens lors du cours que j’ai eu l’année dernière les trois quarts des élèves de la classe gloussaient, comme si c’était drôle. Certes, c’est un peu dérangeant quand on en parle donc on est un peu nerveux, mais y’a un moment, où l’on doit arrêter. Tu sais c’est quoi le pire? Les garçons de ma classe avaient tous 14 ans et ils vantaient tous le fait de l’avoir déjà fait au moins une fois. Pathétique, mais c’est un autre sujet aussi.
    Enfin voilà, tout ça pour dire que ton article est tout à fait juste et que les ados de nos jours (oui, je ne me compte pas dans le lot (sans prétention, hein), parce que je pense être un peu mieux informée sur la contraception qu’eux et ce depuis mes 9/10 ans (depuis le jour où je suis devenue une « mini-femme », en somme)) sont très mal informés et qu’ils pensent que la sexualité c’est comme dans les contes de fées (ou dans les films porno, aussi).
    Bises à toi. ❤
    Céline.

    1. je suis ravie d’avoir l’avis d’une jeune concernée, et le pire est que les garçons de ton âge sont persuadés tout savoir alors qu’en fait non, et je te rassure je suis sure que la plupart d’entre eux ne l’ont encore jamais fait !! mais ils aiment se vanter et pas passer pour des nuls auprès des copains !! je suis ravie de savoir que tu sais de quoi tu parles et que tu sois bien informée 🙂

  22. Tu l’as bien dit les ados croit tout savoir mieux que nous… j’en ai plusieurs dans mon entourage et je sais de quoi il retourne… Je taquinais mon filleul (BG, beau gosse comme disent les ados aujourd’hui) à propos de ses conquêtes et j’en ai profité pour glisser comme ça l’air de rien (après tout nous sommes très complices et il faut de bcp de complicité pour parler de ces choses là) que la contraception ce n’est pas juste la nana qui doit s’en occuper… réponse « marraine t’inquiète » mais bien sur… non non je ne m’inquiète pas… (enfin si quand même).
    Bonne journée

  23. En tant que nounou de la même famille durant plus de 10 ans, j’avoue que j’étais l’interlocutrice privilégiée en matière de sexe… je me souviens toujours du « Agoaaaaaaaaaaaye, c’est quoi le dépucelage ? » qui est sorti de nulle part un jour entre le steak et les petits pois.
    Comme je suis franche aussi avec les enfants (pédagogie power !), je leur ai répondu.

    Je suis disponible pour vos enfants, les enfants de vos voisins ou les conférences en lycée et collège. tarif de groupe possible.

  24. Aux parents d’en parler? Oui, mais à quel age? Pas évident, et comme tu le dis, pas forcément un sujet que tous les parents maîtrisent ou ont envie d’aborder avec leurs enfants (une erreur à mon avis).

    A l’école d’en parler? Oui mais comment? Quand on voit qu’aux Etats-Unis, champions de l’éducation sexuelle (quasiment 100% des élèves de 18 ans ont eu des cours), la mauvais foi prime et met en avant l’abstinence au détriment de la contraception.

    A l’ado de chercher sur Internet? Oui mais bon… A cet age-là on manque un peu de sens critique (quoique plus tard aussi!) et on se trouve de plus en plus dans des situations où une quelconque page Internet a valeur encyclopédique (sans même parler des forums).

    La question de l’intervenant se pose aussi. Ta vieille prof de bio bigleuse ou le vieux Mr Machin qui stocke ses loulous dans sa barbe ne sont pas forcément les meilleurs interlocuteurs possibles. Parce que les ados cherchent souvent à s’identifier et que là, c’est pas facile. Des jeunes qu’il faut pour parler aux jeunes ma bonne dame.

    Et puis sur la forme, faut-il parler à des classes de 25 élèves, où comme tu le dis ça rigole dans tous les coins? Déjà que certains n’osent pas poser de question en histoire-géographie ou en mathématiques, alors en éducation sexuelle???

    1. t’as résumé tout le problème du sujet, pas simple… je sais que j’ai dit à mes petits cousins que si un jour ils ne peuvent en parler à leurs parents à moi y a pas de souci 🙂 dis donc tes profs de bio t’ont marqué toi 🙂

      1. Mr Machin a changé de spécialité pour les besoins de ma réponse, il était en réalité prof d’histoire-géo.
        En ce qui concerne j’ai le temps de voir venir, mon neveu à 3,5 ans…

  25. je m’appelle Mélissa, j’ai 15 ans. J’ai eu ma première relation sexuelle il a quelques mois avec un garçon plus vieux que moi (17ans) que j’avais rencontré à la soirée d’une amie. Le lendemain j’en ai parlé a mon grand-frère qui a lui aussi 17 ans et il m’a dit qu’il fallait que je le dise à notre mère.
    Je voudrais avoir des conseils pour le dire à ma mère. Merci Mélissa.C

    1. Salut. C’est déjà très bien que tu en aies parle avec ton frère ça montre que tu lui fais entièrement confiance. Es tu toujours avec ce garçon ? Je pense qu’en parler avec ta maman peut être bien (tu es encore jeune) et il suffit de lui dire les choses simplement. Ça devrait bien se passer. Tu peux demander à ton frère des conseils ou qu’il soit avec toi quand tu en parleras avec ta maman… Au moins elle pourra t’emmener chez un gynéco ça sera une bonne chose !! Bon courage !!

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