Humeurs

La vie ne se passe pas comme dans un livre

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Je t’apprends rien, la vie qu’on a c’est pas celle écrite par une personne comme un écrivain. Ce n’est pas non plus comme dans les films mais je préfère faire la comparaison avec les livres. Notre vie on la vit tout simplement. Ce n’est pas écrit par avance. Ça s’appelle le destin je crois et j’ai beau croire en la magie de certaines choses, je ne suis pas certaine que lire mon horoscope le matin me donnera des indications sur ce que je vais vivre dans ma journée. Notre vie n’est pas écrite par avance. On aura beau lire tout un tas de romans, aspirer à vivre la vie du héros, on ne sera jamais ce héros ou cette héroïne.

Des livres j’en lis plein depuis que je vais travailler en métro. Et dans les livres, que ça soit des thrillers, des polars, des romans…, il se passe toujours la même chose. Le héros ou héroïne est célibataire, veuf ou divorcé, malheureux en amour et réfractaire à toutes rencontres et avec un mauvais caractère (un peu moi quoi ^^). Mais évidemment ça ne se passe jamais comme convenu. Le héros va dans son histoire rencontrer quelqu’un, célibataire comme lui et avec qui les rapports seront au départ quelque peu conflictuels. Et on connait déjà la fin, ils finissent heureux et amoureux… À chaque roman que je lis c’est pareil, le héros, même s’il vit dans une petite ville perdue de Bretagne, d’Angleterre ou des États Unis, a son petit cercle familial et amical et il y a toujours 1 ou 2 personnes en plus, rencontrées au hasard : médecin, dentiste, policier, infirmier, journaliste… avec qui ça fera « tilt » ! Et même si la relation débute en général assez mal, ça se finit toujours bien. Il est incroyable de voir d’ailleurs que chaque personne que le héros rencontre même si c’est juste une seule, lui plait toujours et inversement. Il correspond toujours à l’idéal amoureux du héros que ça soit niveau caractère ou physique. Mais dans la vie ça ne se passe jamais comme ça !

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Ma vie n’est pas un livre. Mon médecin il est vieux. Mon dentiste je n’en ai pas je ne les aime pas. Mon banquier idem un vieux et marié. Au boulot : très mauvaise idée et de toute façon y en a aucun de mignons. Et peu importe où je vais ou ce que je fais, je ne suis pas policière, journaliste d’investigation, medecin légiste… Je n’ai pas un job qui me permet de rencontrer plein de monde : je ne suis que graphiste qui a une vie bien tranquille, normale… Et je peux vous assurer que, quand je rencontre une nouvelle personne masculine, vous pouvez être sûre que je ne craquerais pas pour lui et inversement. Lire un livre ou voir un film et s’identifier au héros nous change parfois de notre quotidien. On est amené à envier cette facilité qu’à le héros à rencontrer directement la personne qui lui plait et à qui il plait et on aspire toujours à faire ce genre de rencontres. Et quand on ferme le livre, on se retrouve dans la lecture de notre propre vie, on ignore la suite des événements et on ne peut pas aller lire les dernières pages pour connaître la fin en avance… On doit attendre et lire notre vie sans être pressé. Et espérer que la rencontre du héros de nos livres se transposent sur nous, héros de notre propre vie.

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25 commentaires sur “La vie ne se passe pas comme dans un livre

  1. Et parfois, quand tu t’y attends vraiment pas/plus ou que tu as renoncé, ça te tombe dessus comme une bande de pirates dans les Caraïbes…

  2. Tient tu es la 1ere graphiste que je lit qu’y ne met pas de dessin pour imager ses posts 🙂

    Et sinon, bosse dans le jeux vidéo, vu le nombre de mec dans les boites de dev de jeux vidéo, tu devrais pouvoir trouver ton bonheur 🙂

  3. Non ça ne se passe jamais comme dans les livres…mais parfois on peut avoir de très bonnes surprises! Et puis c’est tellement mieux de le vivre que de le lire 😉

  4. je suis bien d’accord avec toi, ca va venir je me dis, je ne suis plus très convaincue de cela mais bon. On dit que tout le monde a une personne qui lui ai destiné, alors faut y croire,
    bon dimanche

      1. On pourrait aller courir ensemble un jOur ! J’ai pas le courage tout seul mais avec toi … Je pense que ca me tenterait bien lol

  5. ! mais oui c’est complètement ça ! on ne rencontre pas de nouvelles personnes tous les jours et les affinités ne se créent pas comme par magie avec le premier venu … enfin on peut essayer d’être l’héroïne de notre propre vie 🙂
    c’est ma méthode anti morosité, je me dis et je me répète que « le meilleur reste à venir », jusqu’à avoir un grand sourire…
    bon évidemment ça ne marche pas à tous les coups, mais ça me rassure bien souvent…
    et puis là il y a cet homme que j’apprécie énormément, toutes ces questions brutales et frontales que je refuse de lui poser de peur de perdre le peu de bons moments qu’il m’apporte…
    bises tout plein 🙂

  6. Parfois, la vie réserve des surprises auxquelles on ne croirait pas dans les livres, il n’y a pas encore si longtemps j’en ai fait la (dure) expérience… Même moi j’avais du mal à croire à l’histoire quand je la racontais…

  7. C’est vrai que la vie n’est pas comme un roman ou il y a un petit résume pour savoir ce qui nous attend. tout ce qu’on peut faire c’est vivre sa vie comme une histoire que l’on écrit soit même tout en essayant d’avoir la vie dont on rêve même si c’est pas facile, profiter de chaque belle rencontre car on ne sait pas où se trouve le bonheur…et lire les romans pour s’évader quelques heures

  8. « L’homme qui voulait vivre sa vie » m’a fait découvrir Douglas Kennedy il y a quelques années, et jamais depuis je n’ai retrouvé dans ses autres livres, à part dans « Cul-de-sac », cette formule magique qui fait d’un livre un page-turner : écriture ciselée, humour et rebondissements à gogo… Au-delà d’une lecture divertissante pour la plage, Douglas Kennedy , en décrivant les affres de cet homme qui voulait être libre, livre ici une satire de l’American way of life dans les banlieues matérialistes, où les bobos se la jouent artiste tout en consommant à outrance pour tromper l’ennui dans des demeures opulentes et prétentieuses. Un brin Raskolnikov, le héros, son forfait accompli, sera tenaillé par la peur et le remords… mais pas de panique, on n’est pas chez Dostoïevsky et l’épilogue ne peut pas être aussi sombre… Trépidant et grinçant, un très bon Douglas Kennedy .

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