Dans la tête d’une fille

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C’est pas toujours très clair 🙂 Et il suffit qu’en plus on soit fatiguée je ne vous raconte même pas l’imbroglio présent dans notre petite tête. C’est que ça cogite sérieux et sur tout hélas… Un défaut j’en conviens volontiers mais c’est dans nos gènes, on l’a toutes à plus ou moins grande échelle… Tout n’est pas rose ou blanc chez nous. Quand notre mec nous dit noir on va se dire qu’il veut dire jaune, bah oui pourquoi irions nous croire qu’il veut vraiment dire noir ? Dans notre tête, l’information dite par chéri ne prend pas le chemin le plus direct, à quoi bon ? C’est tellement plus fun que l’information passe par tous les coins et recoins de notre tête avant d’arriver au bout : au noir (vous suivez c’est bon ?)
Nous les femmes avons tendance à interpréter quasi tout même ce qui n’a pas lieu d’être interprété. Le beau gosse te dit bonjour en souriant, tu vas te dire il craque sur moi, et pas juste l’explication la plus plausible : il est poli (mais il peut aussi craquer sur toi !!). Dans notre tête il y a un bon nombres de virages, de loopings que l’information doit prendre avant de franchir la ligne d’arrivée. Franchement mets toi dans la tête d’une fille et dis moi pourquoi l’idée irait droit au but alors que la petite route de droite voire celle de gauche sont tellement tentantes, ça a l’air tellement sympa alors pourquoi ne pas l’emprunter juste un peu pour voir ? La femme interprète les propos de tout à chacun (surtout les dires de chéri et ceux des copines). Pourquoi se torturer me diras tu? Parce qu’on s’ennuie, qu’on n’a pas confiance en nous, que ça nous protège du bon comme du mauvais ? Se préparer au pire c’est se protéger d’une certaine façon non ? Qui a dit que la femme était simple ? 🙂 Bref j’en sais trop rien mais faut que cette sale manie se stoppe. Pendant longtemps j’interprétais tout de travers dès que j’étais concernée. Gros manque de confiance en moi pendant très longtemps alors que j’étais plutôt douée concernant les autres, j’étais assez observatrice. Dans ma tête je ne pouvais pas plaire à ce mec, car qu’est ce que j’avais de si particulier qui pouvait lui plaire ? Jamais l’idée que je pouvais plaire justement parce que je ne faisais rien de plus qu’être moi ne m’avait effleuré. J’ai donc pendant longtemps pensé que je ne plaisais pas et que les autres se trompaient. Mais il a bien fallu que je me fasse à cette idée au fur et à mesure de ma vie sentimentale et puis j’ai vieilli. Et désormais j’ai beaucoup plus confiance en moi (j’ai pas dit totale confiance hein ne nous emballons pas !!) et je me fie plus à mes observations, mon ressenti et mon instinct et j’essaie de moins interpréter (j’essaie j’ai dit) et de croire à ce qu’on me dit car j’ai compris depuis de longs mois que les gens autour de nous (pour la plupart), nous disent ce qu’ils pensent et ce qu’ils ont envie de nous dire tout simplement, sans fioritures, sans détours juste par honnêteté.

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Tout n’est pas sujet à interprétation et heureusement (et si on interprète trop y a toujours les copines pour arrêter nos délires 🙂 ) Croire ce qu’on me dit c’est beaucoup mieux pour ma petite tête, je fais plus confiance aussi. Je donne toujours autant mais j’essaie d’être plus moi, de dire plus souvent ce que je pense (surtout mes désaccords en fait) et je ne m’en porte pas plus mal, et je n’ai aucun regrets mais il y a toujours cette partie de moi où je vais voir un peu de noir dans le rose, peut être pour ne pas m’emballer ? Parfois je vais douter, me dire je n’aurais peut être pas dû mais au final je suis moi, et si ça ne plait pas hélas je n’y peux pas grand chose. J’essaie de prendre les événements comme ils viennent, de profiter et de patienter, voir ce que la vie me réserve. J’ai toujours de petits doutes car prendre des risques fait peur et l’on peut ne pas toujours avoir ce que l’on espère, mais tant que je suis moi, après tout c’est ce qui compte. Interpréter, faire tourner les choses dans ma tête fera toujours partie de moi, car j’ai encore du mal à croire que de belles choses m’arrivent, que mes amis sont aussi formidables et que j’ai de la chance tout simplement… Profiter et vivre au jour le jour c’est tellement agréable… Que j’ai décidé de continuer comme ça et de laisser mon cerveau de côté, un peu… 🙂 mais je n’ai pas dit que c’était facile par contre !!!

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21 commentaires sur “Dans la tête d’une fille

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  1. Dans ma tête aussi ça part dans tous les sens … En permanence à chercher le pourquoi du comment, à vouloir une réponse à tout,et tout de suite … Comme tu dis, c’ est dans nos gênes, cet esprit torturé, il est héréditaire !!! 😉

  2. C’est marrant mais j’ai pas autant l’impression de me prendre la tête. J’aime juste analyser tous les paramètres.

  3. Tes articles me font beaucoup de bien, je m’y reconnais tellement…merci tout simplement! (et je vais aussi essayer de mettre mon cerveau sur pause!)

  4. Je comprends mieux pourquoi je trouve personne alors … Les mecs aussi peuvent se torturer l esprit pour un oui ou pour un non… et oui je suis un mec que pense aussi comme ca… A la limite de la paranoia meme !:-(

      1. On est pas si different que ca alors 😉 mais je confirme les mecs se prennent beaucoup plus la tete que la generation precedente . bonne continuation !

  5. Coucou la miss, oh comme je me reconnais dans cet article? 😉
    Tout est prétexte à questionnement, même le moindre petit truc, c’est fou hein!?!! Mais comme tu dis typiquement féminin!
    J’essaie aussi de faire un travail là dessus, mais c’est pas évident! Lol

  6. Pourquoi ce serait un truc uniquement féminin ? Ça, je n’y crois pas une seconde. Je trouve ça sexiste, un prétexte infondé pour pouvoir rejeter en bloc notre expérience, nos réactions. Il y a beaucoup plus de différences entres les femmes elles-mêmes (et entre les hommes eux-mêmes) qu’entre « la femme moyenne » et « l’homme moyen ». Et tu expliques toi-même très rationnellement d’où te vient cette tendance (je me reconnais d’ailleurs un peu dans ce long parcours de la confiance en soi), alors pourquoi faut-il rajouter que cela serait dû à ta féminité ? Les hommes qui ont connu les mêmes sensations de rejet, d’insatisfaction, de déception auront tout autant tendance à interpréter comme des malades (cela a beau n’être qu’une comédie pour la télé, la série Hello Ladies, qui va malheureusement s’arrêter, le montre à mon avis très bien…).
    De mon côté, si mon mari et moi avons une pierre d’achoppement dans notre relation parfaite, c’est d’ailleurs cela : il ne supporte pas que j’interprète certaines choses de certains de ses propos. Avec l’habitude, connaissant justement ce point sensible, nous nous ménageons l’un l’autre et cela vient très rarement troubler notre quotidien, mais je ne suis vraiment pas prête pour ma part à reconnaître que j’ai forcément tort, que je ne suis qu’une pauvre femelle irrationnelle et parano. Pourquoi ce ne serait pas à lui de s’interroger sur la portée et les implications de ses paroles, et de respecter ce que cela signifie pour moi ? Les choses n’ont justement pas un sens absolu et objectif que quiconque peut prétendre connaître. La vie est pleine de sujets qui, par exemple, n’effleurent pas les hommes, et touchent en revanche profondément les femmes (mais c’est souvent plus une question de socialisation que de biologie). Pourquoi ce serait toujours aux hommes d’imposer aux femmes quelle est « la bonne lecture » à avoir de telle ou telle chose ? ce qui est important et ce qui ne l’est pas ? (Je dis cela parce que beaucoup d’hommes, au lieu d’accepter que nous avons simplement des points de vue divergeants et que le nôtre vaut peut-être le leur, vont justement se rabattre sur des (non-)arguments liés au sexe : « Vous, les femmes, toujours à surinterpréter », etc.)
    Conclusion : Oui, il faut être capable de surmonter et de contrôler ses émotions, mais culpabiliser de les avoir, ou laisser les autres/la société nous faire penser qu’elles sont totalement irrationnelles, inutiles et fausses… Je pense au contraire qu’il faut lutter consciemment contre cela et revendiquer notre perspective, notre compréhension des choses. Cela ne peut d’ailleurs que nous aider à les réguler et à les transformer en pensées constructives, alors qu’essayer de les taire ou de les refouler, je ne sais pas à quel point c’est efficace sur le long terme (et ça n’aide pas non plus la confiance en soi, de toujours se répéter « j’ai tort » et « je ne devrais pas »).

    1. pas facile de faire face à ses questionnements, parfois ça me prend trop la tête pour un rien en plus… et je suis célibataire alors j’imagine même pas à 2 !! merci pour ce long commentaire 🙂

  7. Je me reconnais beaucoup dans ton article.
    Je me dis que « je réfléchis trop », je cherche des réponses, j’ai peur de mal interpréter les choses et passer à côté du message (puis d’être déçue, blessée, ou souffrir).
    Le pire, c’est que souvent je me torture l’esprit pour pas grand chose.

  8. Ce billet me rappelle le jour où moi et mes collègues de classe à l’unif avons constaté que le public de l’amphithéatre de psycho était majoritairement féminin (et pas qu’un peu)

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